Charleroi Bertrand, Jérémy, Pierre, Ajet et Xavier passent à la vitesse supérieure.


Les cinq copains de Nalinnes, Bertrand, Jérémy, Pierre, Ajet et Xavir ont franchi un cap avec leur vignoble au "Caillou de Tingremeont". De 680 pieds de vignes, ils viennent de dépasser la barre des 1.000. Ce qui les fait entrer dans la catégorie wallonne de "vignoble".

"L’activité elle-même n’est pas rentable, c’est pour ça qu’on a tous des boulots sur le côté : moi je suis entrepreneur, on a aussi un employé AGC, un dans la construction, un enseignant et un radiologue, … on donne chacun cinq à six heures de notre temps chaque semaine au vignoble", explique Xavier Robben d’Ham-sur-Heure-Nalinnes. "Être reconnu par l’association des vignerons wallons, ça va nous permettra d’échanger encore plus avec eux. C’est un petit monde très sympa, avec un fort esprit d’entraide… pas du tout comme dans la bière. Il faut d’ailleurs les remercier, on a déjà pas mal échangé avec le Ry d’Argent de Namur, ou encore ceux de Fontaine-l’Evêque qui vont bientôt se lancer."

Au "caillou", les cinq compères ont repris le terrain d’un des parents pour y planter un cépage muscaris (mélange de muscat et de solaris). "C’est résistant, et surtout pas besoin de beaucoup d’entretien. On a fait beaucoup de vendanges en Bourgogne, c’est ce qui nous a donné envie de nous lancer, mais ici, on fait le vignoble à la Belge : on écarte d’1,2 mètre, c’est deux fois plus qu’en France, mais on laisse pousser plus en hauteur pour mieux capter le soleil. Ca étonne nos copains français qui viennent visiter."

La première récolte , ce sera en octobre 2018. "On ne pourra pas encore faire de vin, on va se tourner vers de l’alcool pour l’instant. Mais aux vendanges de 2019, le raisin sera bon. On espère tirer 1.200 à 1.600 bouteilles, qui seront prêtes vers avril 2020."

Il faut s’attendre à un vin blanc effervescent, comme un Cava ou un Prosecco. "Parce que la terre est très acide, du rouge serait imbuvable."

Le pere Clemmens avait beni le vignoble
© D.R.