Charleroi

Bruit, poussière, pollution atmosphérique : à Roux, les riverains du quartier de la Bassée sont inquiets pour leur qualité de vie. 


Trois entreprises actives dans le secteur du tri, du criblage et du concassage de déchets inertes opèrent en effet leurs activités de l’autre côté du canal Charleroi-Bruxelles.

Il s’agit du groupe Inter Béton, de la société Ceylan Technics et de DC Environnement. "Si la première dispose d’un permis depuis 2014, sa charge de travail monte en puissance", selon Gérard Crebeyckx, l’un des membres du comité de défense du quartier. Les deux autres entreprises sont arrivées plus récemment : "C’est sur recours auprès du ministre wallon de tutelle Carlo Di Antonio que Ceylan Technics a obtenu son permis en date du 8 août dernier", vient de préciser l’échevine de l’Urbanisme et des Établissements classés Ornella Cencig (MR), interpellée au conseil communal par le chef de groupe PS Gérard Monseux. "Quant à DC Environnement, il se l’est vu octroyer en décembre 2017 par les fonctionnaires délégués et techniques de la région wallonne."

Dans une pétition qui a récolté jusqu’ici 560 signatures, les riverains estiment que la ville n’a pas bien défendu leurs intérêts. Primo, ils dénoncent un manque de visibilité de l’affichage obligatoire lors des enquêtes publiques. "Les panneaux d’information ont été placés à des endroits où aucun habitant ne passe jamais, selon Gérard Crebeyckx. Notamment le long du chemin de halage dans la partie industrielle du quartier." Secundo, les opposants déplorent l’absence de mesures contraignantes d’exploitation. "Seuls des horaires fixent les durées de travail autorisées, mais aucune disposition n’oblige les entreprises à effectuer le criblage/concassage dans des lieux clos pour mettre les maisons voisines à l’abri du bruit et de la poussière."

Dans sa réponse, l’échevine Cencig a indiqué que l’affichage avait respecté la législation. En outre, trois contrôles ont été organisés cet été, en date des 26 et 31 juillet ainsi que du 7 août. Selon elle, aucun dépassement des limites sonores fixées n’a été constaté. "Si tel devait être le cas, des P.-V. seraient établis avec mises en demeure de régularisation." Une position minimaliste que condamne le comité de quartier.