Charleroi

En 2017, la Sambrienne a collecté quelque 1.200 tonnes de détritus aux abords de 7.000 logements sociaux, sur les 10.000 qu’elle gère. Une quantité de déchets qui équivaut, pour l’exemple, à la moitié de la masse de l’Atomium. Et ce record sera pulvérisé en 2018 puisque ces statistiques ont été égalées dès le mois d’août.


La cité Germinal de Gilly était, ce mardi, la première étape d’une grande opération de nettoyage dans les immeubles gérés par La Sambrienne.

La société de logement gère la campagne de propreté en collaboration avec Tibi et la Ressourcerie du Val de Sambre via le CPAS. D’ici le 16 octobre, la quatrième édition de l’opération Cité propre permettra aux habitants de douze quartiers répartis sur tout le territoire de Charleroi de se débarrasser de leurs encombrants.

L’intervention de ces partenaires se fait à des degrés divers. La Sambrienne est la société gestionnaire des logements et l’initiatrice du projet en concertation avec l’association des locataires et propriétaires.

L’intercommunale Tibi assure le ramassage des déchets dans ces cités tout en plaçant un container pour que les habitants puissent y jeter les déchets non recyclables. Du côté du CPAS, c’est la branche upcycling, la Ressourcerie, qui est mise à contribution. Elle a pour mission de récupérer les objets et les meubles pouvant être restaurés ou customisés afin de leur offrir une seconde vie pour être ensuite revendus dans son magasin de l’avenue de Philippeville à Marcinelle.

L’opération Cité propre de 2017 a permis de récolter pas moins de 140 tonnes de déchets aux quatre coins de Charleroi, dont 66 destinées à la Ressourcerie. Si cette année promet déjà de dépasser ce chiffre, le président de La Sambrienne Hicham Imane insiste : "Il faut que l’opération perdure car les dépôts clandestins contribuent à créer un sentiment d’abandon et d’insécurité."

Si le coût global de l’opération est estimé à 21.000 euros, celui-ci a pu être réduit de 7.500 euros grâce à l’intervention de la Ressourcerie. En effet, les objets et les meubles récupérés n’ont pas eu besoin d’être détruits ou emmenés pour être incinérés.