Charleroi L’opérateur Ores construit à Gosselies son nouveau siège social.


Pour la première fois depuis la création de l’entreprise en 2009, Ores va regrouper l’ensemble de ses services administratifs et de support (communication, comité de direction, finances, informatique, clientèle, achats, etc.) - soit quelque 700 travailleurs - sur un même site, afin de favoriser les échanges et la collaboration tout en réduisant les déplacements.

Le chantier de construction du nouveau siège central a commencé en octobre 2016 à l’aéropôle de Gosselies. Il privilégie une architecture conviviale, inspirée des préceptes du "New world of working" (nouveau monde du travail) mettant en avant le bien-être et la modularité. La conception obéit à des contraintes d’économie et de développement durable.

"Pour ce projet de 30 millions d’euros, nous sommes partis du prototype de notre siège d’exploitation de Leuze en Hainaut ouvert en 2016, confie le président d’Ores Cyprien Devilers (MR). Nous en avons amélioré le modèle pour le rendre plus performant et plus conforme aux besoins de nos équipes."

C’est le bureau Archipelago-Verhaeren (BAEV) qui a élaboré le projet. D’une superficie de 13.500 mètres carrés sur trois niveaux, le bâtiment en chantier offrira 560 postes de travail (80 % de présence due au temps partiel et au télétravail) interchangeables, et des espaces pour accueillir jusqu’à 1.100 personnes lors de réunions de projet ou sessions de formation.

Il va falloir s’habituer à ne plus occuper un bureau ou un siège privatif, et à bouger en permanence. Une révolution culturelle à laquelle Ores prépare son personnel. C’est la première fois en Wallonie qu’un opérateur public met en œuvre un tel concept à cette échelle.

"La construction intègre les techniques bioclimatiques les plus récentes en matière d’isolation, chauffage, ventilation et utilisation de la lumière naturelle. En outre, elle sera dotée d’équipements de production d’énergie géothermiques et photovoltaïques à la pointe", rapporte le directeur technique Benoît Houssard.

Dans un souci d’efficacité opérationnelle et de maîtrise des coûts, les espaces intérieurs ont été rationalisés, d’astucieuses solutions de compartimentage pouvant être mises en œuvre.

Enfin, une attention particulière a été accordée au bien-être : l’aménagement intérieur cosy se rapproche de celui d’une maison, dans le but de faciliter la mobilité du personnel et le partage des espaces.

Fin des travaux prévue en octobre… 2019, pour les dix ans d’Ores, et une exploitation dès le début de l’année suivante.

Leader wallon du réseau énergétique

En Wallonie, Ores est le premier opérateur de réseaux de distribution de gaz naturel et d’électricité. Présent dans 75 % des communes, il occupe 2.400 travailleurs actuellement répartis dans 56 antennes.

Quelques chiffres permettent de prendre la mesure de son activité, à commencer par celui de la longueur du réseau électrique : 49.188 km, cela correspond à un tour complet de la Terre. On en est à 9.510 km pour le gaz naturel, soit la distance qui sépare la Belgique du Japon. Au total, 1,3 million de foyers et d’entreprises sont approvisionnés en énergie. La gestion de l’éclairage public est aussi de sa compétence, soit la bagatelle de 441.000 points lumineux. En 2017, plus de onze millions de mégawatts/heure ont été distribués sur les réseaux. Tous les ans, l’opérateur investit un quart de milliard dans l’amélioration de ces derniers, pour un chiffre d’affaires consolidé de 1,1 milliard.

Le projet de l’aéropôle à Charleroi a été élaboré en 2013 : il a reçu l’année suivante le prix Batex de la Région wallonne pour son exemplarité. Ce prix salue les constructions les plus ambitieuses en matière de performances énergétiques et de confort, de qualité environnementale (choix des matériaux et des techniques) et architecturale (accessibilité, modularité et flexibilité), de reproductibilité et d’innovation.