Charleroi Le véhicule de contrôle était entré en service voici un an.


À Charleroi, le plan de stationnement payant est promis à de nouvelles extensions : pour protéger les quartiers de la couronne immédiate du petit ring des reports de parking, les effets de bord, comme on les appelle dans le jargon, il a été décidé de créer 2.549 nouvelles places. Ce qui en portera le nombre total à 7.755.

Trois quartiers sont concernés par cette mesure qui impose l’installation d’une nouvelle signalisation routière et le placement d’horodateurs : celui de Marcinelle Villette, derrière la gare du Sud, fera l’objet des investissements les plus importants avec un agrandissement considérable du périmètre de la zone blanche, limitant à quatre heures par jour les durées de stationnement. "Nous l’aurons équipé pour le 1er juillet", indique Emmanuel Pepinster, le directeur de la Régie communale autonome de Charleroi en charge de la gestion du parking payant en voirie.

Des extensions sont également prévues aux entrées de Ville Est et Nord, à Montignies-sur-Sambre jusqu’à l’ancien siège de l’AWIPH, et à Charleroi Nord. Tout sera opérationnel pour le 1er septembre.

"L’objectif, ce n’est pas d’augmenter les recettes", selon le directeur, "mais d’améliorer la rotation du parking et de réduire la pression automobile. Et les résultats sont à cet égard convaincants : en un an, le taux d’occupation des emplacements sur certains axes est revenu dans une fourchette de 75 à 95 %, il était auparavant de plus de 110 % parce que les usagers se garaient n’importe où, même là ou c’était interdit : passages cloutés, en double file, à l’angle de certaines rues. Nous avons également mieux réparti les véhicules sur l’intra-ring, il est possible de trouver de la place dans les zones rouges."

La scan-car fête sa première année de mise en service : elle tourne en permanence de 9 h à 17 h, avec une capacité de contrôle de 10.000 plaques par jour c’est-à-dire vingt fois plus qu’en 2016. Comme l’impose la loi, toutes les validations sont faites par les agents constatateurs : deux d’entre eux sont affectés en permanence au contrôle à distance.

En 2017, ce sont pas loin de 1.360 redevances forfaitaires qui ont été encodées chaque semaine en moyenne.

Des contrôles renforcés dans les zones bleues dès lundi

À partir de ce lundi 14 mai, la Régie communale autonome s’attaque au contrôle des zones bleues. Si celles-ci sont soumises à des limitations de durée, la réglementation n’est pas appliquée.

C’est le cas partout, nous revient-il, notamment dans le quartier de la maison communale annexe de Marcinelle ou sur l’avenue Pastur à Mont-sur-Marchienne, où des véhicules restent garés pendant des heures.

À terme, c’est à l’aide de la scan-car que la RCA veut opérer les contrôles : "la technologie embarquée nous permet de le faire", confie le directeur Emmanuel Pepinster. "Grâce à une géolocalisation précise de la voiture et à une prise d’empreinte visuelle de la position d’une de ses roues, le système peut vérifier si son usager a bougé lors du passage suivant. Si ce n’est pas le cas, il pourra être sanctionné."

La Régie communale autonome travaille à l’exploitation de cette solution, fonctionnelle sur papier. Il reste à la concrétiser dans la pratique. "Nous nous penchons en outre sur la situation des abords d’hôpitaux, saturés en journée."

Selon lui, c’est près de Sainte-Thérèse et de Saint-Joseph à Gilly que les choses sont les plus préoccupantes : "les riverains sont à bout", rapporte-t-il.

À Gosselies, près de la clinique NotreDame-de-Grâce, la pression automobile est un peu moins pénalisante pour les habitants. Il n’en reste pas moins que, d’un côté comme de l’autre, des solutions s’imposent : le bourgmestre Paul Magnette en charge de la Mobilité s’y est d’ailleurs lui-même engagé devant le conseil communal.