Charleroi

Faute d'activation de leur droit au tarif social, des milliers de locataires de la Sambrienne payaient leur gaz naturel au prix plein, alors qu'ils avaient droit à des réductions de l'ordre de 30 à 40%.

Cette anomalie a été mise à jour à l'initiative d'un administrateur de la société de logements de Charleroi, l'écologiste Julien Lechat.

Il en a informé la direction qui a entrepris des démarche pour obtenir le remboursement du trop perçu. Un décompte vient d'être présenté en conseil d'administration: 2.428 familles et isolés à revenus modestes vont retoucher en moyenne 115 euros pour l'année 2016, soit un total de 280.288 euros.

Le calcul de leurs consommations s'effectuera selon le même calcul pour les années suivantes, avec un effet positif sur leur pouvoir d'achat...

Aux termes d'un arrêté ministériel de 2007, les sociétés publiques d'habitations qui recourent à des chauffages collectifs au gaz naturel pour leurs grands ensembles immobiliers peuvent bénéficier de tarifs sociaux, au même titre que certains publics cibles qui disposent de compteurs individuels. Or, on ne le faisait pas à la Sambrienne, "sans doute par méconnaissance de la loi", indique Julien Lechat. 

Le montant restitué sera partagé entre les bénéficiaires, au prorata de leurs consommations. Ce sera fait cette année.

Selon l'administrateur Ecolo, il est très probable que d'autres sociétés publiques wallonnes d'habitations n'appliquent pas non plus cette mesure. Les verts ont chargé leurs mandataires de demander des comptes là où ils siègent, afin de préserver les droits des locataires. Bémol: la rétroactivité des remboursements connait ses limites. A La Sambrienne, on ne remontera pas avant 2016. Pourtant, les trois exercices précédents avaient donné lieu à des factures supérieures en raison d'hivers rigoureux. Le remboursement aurait atteint chaque année quelque 140 euros par foyer.

A Charleroi, Ecolo a mis la réduction des charges énergétiques au coeur de sa campagne électorale. Cela passe par une intensification des investissements, au profit de l'emploi et de la qualité de l'environnement.