Charleroi Le retour du bureau d’éthique ne se fera qu’à un échelon plus haut que communal.


On vous en parlait le mois passé : suite à l’affaire du club de foot Olympic qui a envoyé un mail à ses membres pour les inviter à voter pour l’échevin des Sports Philippe Van Cauwenberghe (PS), le PTB et Ecolo se sont tous les deux positionnés pour un retour du Bureau d’Éthique et de Déontologie à Charleroi. Un tel bureau avait été créé en 2007 après les "affaires de la Carolo", mais fut dissout en 2013 par l’actuel collège communal, au prétexte qu’il n’était plus nécessaire.

Lors du dernier conseil, le PTB a rattaqué, via une question de Sophie Merckx. "Barcelone en a mis un en place", notait la conseillère, qui se sert régulièrement de cette ville catalane, repassée à gauche après des années de crise en Espagne.

"Les choses ont changé", a répondu Paul Magnette (PS). "Le règlement des pouvoirs locaux interdit de prendre part à un vote où il y a un intérêt personnel ou un lien familial, le directeur financier est désormais nommé et totalement indépendant, et on a mis en place des règles propres à Charleroi. Bref, on a un arsenal pour lutter contre les dérives, avec trois niveaux de contrôle : l’administration, la tutelle régionale et le code pénal."

Cependant, pour Sofie Merckx (PTB) et Xavier Desgain (Ecolo), ce n’est pas suffisant. "La répression, peut-être, mais il m’est déjà arrivé de me poser des questions éthiques, et il n’y a plus aujourd’hui quiconque pour y répondre ou pour conseiller", a plaidé ce dernier en séance.

"Un organe pour des questions, ça peut être utile", a finalement reconnu Magnette. "Mais je plaide pour que ça soit à un échelon plus élevé, pourquoi pas Charleroi Métropole (groupement de communes du bassin de vie, NdlR), parce qu’il y a un coût de fonctionnement important alors qu’il n’y avait plus assez de demandes, en 2013, que pour le justifier." On ne manquera pas de suivre ce dossier avec attention.