Charleroi On a posé toutes nos questions à Xavier Desgain, conseiller sortant et tête de liste Ecolo.


Prêts à monter en majorité ? Vous faites du rentre-dedans au PS depuis peu.

"Si les voix suivent et qu’on peut bien négocier, oui. Il y a des choses positives à Charleroi, grâce en partie aux politiques et en partie aux gens. Mais il y aussi des choses qui ne vont pas et qu’on peut faire changer. Mais il n’y a pas d’opération séduction : je n’ai pas besoin de Magnette pour exister."

Ça clique avec le PTB, au conseil ?

"On réagit sur les mêmes choses, mais leurs solutions sont très différentes, que ça soit le logement public ou la mobilité. Je n’ai pas de partenaire privilégie, ce qui compte c’est qu’on puisse mettre en œuvre nos projets. L’envie de changer les choses est là."

Une réussite de l’opposition Ecolo de cette mandature ?

"Pour l’énergie et la mobilité, on a tapé dans un mur, mais la motion pour le cadastre des mandats en 2017 est passée, et ce cadastre est disponible sur le site de la ville."

Un regret ?

"Ne pas avoir réussi à convaincre les autres… On est trop discrets, la communication pourrait être améliorée, c’est vrai. Mais il faut aussi se rendre compte qu’un conseiller communal, il ne fait de la politique qu’après sa journée de boulot."

On vous voit à vélo, partout. Ce qu’on voit moins, c’est le gros break Volvo.

"J’utilise un véhicule pour déplacer des choses : je fais du kayak et il faut des barres porteuses sur le toit. Comme tout le monde, j’en ai besoin, pour la famille aussi. Je fais 15.000 km par an, mais je n’aime pas et je prends le train ou le vélo dès que je peux. Je signale que ma voiture n’est quand même qu’à 95 g d’émission de CO2, j’ai acheté une de celles qui polluaient le moins, et c’est une des dernières choses sur lesquelles je ne suis pas encore au renouvelable. J’ai fait par exemple mes dernières vacances aux Pays-Bas à vélo, avec un porte-bagages."

Le truc le plus écolo de Charleroi ?

"Les gens. Sans vouloir leur mettre une étiquette, ceux qui isolent leur logement, qui font des jardins partagés, qui tentent le zéro déchet. Les entrepreneurs sociaux aussi. Ceux-là, ceux qui ont une attitude écologique, ils méritent qu’il y ait des Ecolos au collège communal."