Charleroi Une aventure unique à vivre au n°15 du quai Rimbaud.

À Charleroi, c’est la première escape room en activité : elle a été conçue par Didier Colart, d’abord dans les locaux de Mondiludia sur le boulevard Tirou, ensuite dans l’ancien siège d’une petite banque privée au n°15 du quai Rimbaud, à deux pas de la Manufacture urbaine. Le cabinet de Me John Hembise restitue le décor authentique d’un bureau d’avocats des années soixante. Une plaque en cuivre rivée à la façade de la maison donne le ton : "Bienvenue dans l’univers fantasmaludique de Me Hembise."

"Les joueurs incarnent les héritiers d’Elizabeth Magie, la femme qui a créé le jeu dont Charles Darrow s’est inspiré pour créer le Monopoly", explique le concepteur. Ils disposent d’une heure montre en main pour résoudre l’énigme : trouver les documents de leur héritage que l’homme de droit, conseil du créateur officiel du jeu, cache dans son coffre-fort. Évidemment, des péripéties viennent contrarier le déroulement de la partie, riche en rebondissements et en suspense. On est véritablement plongé dans l’intrigue.

Le choix du thème s’est imposé comme une évidence pour Didier Colart dont la PME dispose des droits de licence pour l’exploitation des jeux Hasbro dans le Benelux. Que ce soit en famille, entre amis ou entre collègues, l’escape room accueille des groupes de 4 à 6 joueurs. "Le concept est adapté aux enfants s’ils sont accompagnés de leurs parents ou leurs frères et sœurs plus âgés. Et chacun peut avoir un rôle actif !"

La collaboration est d’ailleurs l’un des moteurs du jeu : il faut être organisé, échanger pour augmenter ses chances de relever le défi. Et faire face aux apparitions d’un avocat plus vrai que nature, flanqué de sa secrétaire Julie B. qui veille au grain.

Depuis février, le cabinet du quai Rimbaud a accueilli des dizaines de groupes, en majorité le week-end. "Nous pouvons en recevoir jusqu’à cinq sur la journée", ajoute Didier Colart. Durée de la partie en ce compris le briefing le débriefing et la remise en ordre des lieux : un peu moins de deux heures. L’expérience est unique et ceux qui y ont goûté en redemandent. Une variante du jeu est possible pour des groupes jusqu’à 15 personnes : il s’agit alors d’une enquête criminelle, pour découvrir l’identité de l’auteur à partir de l’analyse d’indices et de la recherche de preuves. Infos au 0498/528.308 ou sur www.escapecharleroi.be

Témoignage d’un groupe

Responsable des ressources humaines de Brutele-Voo, Eric est venu avec cinq membres de son équipe.

"Avant de franchir le seuil, je n’avais qu’une vague idée de ce que pouvait être une escape room, c’était une première pour moi." Comme d’ailleurs pour la plupart de ses coéquipières dont une seule avait déjà vécu l’expérience à Bruxelles.

Objectif : passer un bon moment ensemble, dans le cadre d’une journée de team building. C’est réussi : "Tout le monde a adoré."

L’énigme a pu être résolue par l’équipe en 59 minutes et… 34 secondes. Soit 22 secondes avant le coup de gong final.

"L’équipe la plus rapide que nous ayons accueillie y est parvenue en 43 minutes, mais généralement on est au-delà des 55. Parfois même au-dessus de l’heure : on termine alors pour le fun, mais le défi n’est pas relevé", explique l’organisateur de l’escape room, Didier Colart.

Le jeu ne peut se jouer qu’une fois. Les participants ont donc une même consigne : ne pas partager le secret, la réponse finale de l’enquête, pour préserver le plaisir et la surprise de tous ceux qui tenteront l’aventure après eux.