Charleroi

Lundi, un jeune Français de 24 ans perdait la vie dans un accident de jet-ski, sur les barrages de Froidchapelle et Boussu. Un décès de plus aux Lacs, qu'est-ce qui est fait pour la sécurité? 


Sur les cinq lacs du site, les baignades sont autorisées sur seulement deux parties : le lac de Falemprise (plus ou moins 50 mètres) et le lac de la Plate Taille (plus ou moins 600 mètres).

De mi-mai à mi-septembre, des maîtres-nageurs surveillent ces deux lieux de baignade : les zones sont déterminées par des bouées. Lorsque le temps est mauvais, des drapeaux rouges sont installés pour prévenir le public que la baignade est interdite. Deux ou trois maîtres-nageurs surveillent donc les zones suivant le nombre de personnes présentes.

Et les zones interdites ? D’autres berges existent mais sont interdites à la baignade. "Par un temps comme ces jours-ci, les gens font trempette même si c’est interdit", explique le porte-parole des Lacs, Philippe Fourmeau. Malheureusement, c’est dans ces endroits que les incidents arrivent le plus souvent. Une personne se déplace donc en bateau le long des différentes berges afin de sensibiliser les gens à l’interdiction de se baigner, mais également à d’autres interdictions comme les barbecues, etc. De plus, des policiers et des pompiers font également le tour pour sensibiliser ou intervenir en cas de soucis.

Des accidents ont déjà eu lieu dans les zones interdites comme il y a deux ans où un homme s’est noyé devant les yeux de ses amis. Le site s’étendant sur 1.800 hectares dont 600 de plans d’eau, si une zone est interdite de baignade, c’est pour une raison de sécurité.

Quant à l’eau, sa qualité est correcte dans toutes les zones. Cependant, si certains lacs sont interdits, c’est simplement parce que ce n’est pas possible d’autoriser tous les lacs à la baignade au niveau de la sécurité. "Lorsqu’il fait bon, il y a beaucoup de monde. On ne peut pas être partout et tout surveiller. Il y a beaucoup de berges différentes. On préfère rassembler les gens au même endroit, afin de se focaliser sur deux zones seulement à surveiller. Le risque zéro n’existe pas évidemment, mais nous faisons au mieux."

Même si la cellule sécurité des Lacs de l’Eau d’Heure est allée à la mer du Nord pour s’informer sur la manière de sécuriser leur site, c’est très différent ici. Les règles de sécurité restent basiques.