Charleroi Depuis le 1er juillet 2017, il y a eu 106 rébellions contre la police locale.


Pas facile, la vie de policier à Charleroi. Même s’ils sont moins que les 76 de l’année passée à avoir été blessés durant leur service, ce sont tout de même 39 agents qui ont été malmenés pendant des interventions au point de subir des incapacités de travail.

"Du 1er juillet 2017 au 30 juin 2018 la zone de police de Charleroi a subi 106 rébellions envers son personnel", confirme le porte-parole de la police locale de Charleroi, David Quinaux.

À la Suite de ces rébellions , 46 accidents de travail ont été déclarés. "Cela représente un total de 947 jours d’incapacité de travail pour les 39 agents qui ont été blessés."

Des absences qu’il faut dès lors prendre en compte pour établir les équipes d’intervention et leurs horaires de service. Un vrai casse-tête.

Encore récemment , à la mi-mars, une femme qui portait des coups à son compagnon à l’Irish Pub, sur le boulevard Tirou, a refusé d’obéir aux policiers envoyés sur place pour calmer la situation. La forcenée s’en est prise violemment à l’un des inspecteurs, en lui donnant notamment un coup de pied au visage. Victime d’une commotion cérébrale, le policier a dû être emmené à l’hôpital.

Un mois plus tôt, c’était devant un café du boulevard Audent que l’un de ses collègues avait pris un coup de couteau au genou, alors qu’une autre policière, rouée de coups, a subi neuf jours d’incapacité à la suite d’une commotion lourde. Un groupe de fêtards n’avait pas accepté que la patrouille lui fasse remarquer qu’il était 2 h 35 du matin et que des gens essayaient de dormir.

Et les tribunaux, de fait, sont eux aussi de plus en plus encombrés par ce genre d’affaires : rébellion, outrage à agent, coups et blessures… Les violences envers les policiers sont devenues monnaie courante.