Charleroi Selon lui, les communes paient le prix des politiques menées par les pouvoirs supérieurs.

Dans une large majorité de communes de Wallonie, les perspectives budgétaires s’annoncent sombres. En cause "des reports de charges des niveaux de pouvoir supérieurs, selon le député bourgmestre de Thuin Paul Furlan (PS). Ou des politiques qui se financent en partie sur le dos de nos communes."

Il a donc décidé de relancer le collectif "citrons pressés" à la création duquel il s’était associé en 2001 aux côtés de son collègue de l’époque Roland Marchal, bourgmestre de Gerpinnes. Dans ce cadre, il appelle les municipalistes à la mobilisation, tous partis confondus.

Selon lui, l’enjeu dépasse les clivages politiques et les échéances électorales. "Que ce soit le tax shift qui réduit le produit de nos additionnels ou la réforme des aides pour l’emploi (APE) en passant par la réorganisation du financement des zones de secours, les pensions ou le subventionnement des centres culturels, les pouvoirs locaux sont tributaires de décisions qui se prennent aux étages supérieurs, que ce soit le Fédéral, la Wallonie ou la Fédération. On n’entend pas assez l’union des villes et communes là-dessus", affirme-t-il. D’où l’idée de porter les revendications à partir de la base.

À Thuin, il a budgété l’impact des mesures négatives : une perte de 190.000 euros sur la réforme des APE, selon le simulateur du groupe PS. Une autre de 46.000 euros pour maintenir notre centre culturel dans la même catégorie. Il faut y ajouter le coût de la zone de secours, que ne couvre pas le Fédéral à hauteur de ce que la loi impose.

Plutôt que d’ouvrir une nouvelle négociation sur la refonte du fonds des communes, il suggère une alternative qui présente le mérite de pouvoir se mettre en place rapidement : transférer la gestion des services d’incendie aux provinces, qui ont une expertise dans le métier. Économie : 33 millions d’euros pour les 22 communes de la zone Hainaut Est, dont 18,2 pour Charleroi, 0,87 pour Thuin, 2 pour Châtelet, 1,7 pour Courcelles, 1,1 pour Fleurus…

Furlan souligne que cette solution ne demande qu’un accord des communes - l’adaptation de la loi pourrait ne venir que dans un second temps - avec un refinancement des provinces plus facile à mettre en œuvre. Les communes s’y retrouveraient au prorata de leur subventionnement, une garantie d’équité dans le refinancement…