Charleroi Des formations décentralisées pour aller chercher les talents loin des villes.


"C’est beau mais c’est loin !"
Cette célèbre phrase de Jacques Chirac est encore d’actualité quand on rend visite aux habitants de la Botte du Hainaut (Froidchapelle, Momignies, Chimay, Beaumont et Sivry-Rance).

Cet isolement et cet éloignement des grands centres urbains pourraient être des points négatifs pour ce qui concerne les formations professionnelles et les recherches d’emploi mais il n’en n’est rien.

Ce désavantage est à présent une force pour les acteurs locaux de mise à l’emploi comme le Forem et le service A.L.E. (Agence locale pour l’emploi, NdlR).

La responsable Forem - A.L.E. de Momignies-Chimay Nathalie Ducoeur explique qu’en collaboration avec d’autres services tels la Maison de l’emploi, l’EPN (l’Espace publique numérique) et les autorités communales de ces 5 villes, ils ont mis en place des formations décentralisées. Elle part du constat que le premier problème est la mobilité vers les centres de formation comme Charleroi, Mons, Liège ou encore Bruxelles. Ce sont donc les formateurs qui font le déplacement vers ces zones plus reculées.

"Tout est basé sur une réalité de terrain, sur l’obtention de compétences dans des secteurs en manque de personnel qualifié. Par exemple, nous avons formé des chauffeurs de car qui ont tous trouvé de l’emploi dans des compagnies locales et à la Tec", explique-t-elle. "Chacun des intervenants en fait plus car nous plaçons la personne au centre de notre démarche. Même si les communes n’ont pas les mêmes majorités, toutes soutiennent le projet. Nous mutualisons l’ensemble de nos moyens : financiers et humains. Dans ce système, le placement de demandeurs d’emploi chez des particuliers est une remise à l’emploi douce et une sorte de testing pour entrer de plein pied dans le monde du travail et signer un contrat. En adaptant nos missions, les résultats sont encourageants."