Charleroi Caroline Watteyne a lancé son entreprise de personnalisation de raquettes de tennis: Custom Racquet Painting.

Il y a moins d’un an, Caroline Watteyne, à 32 ans, a monté sa petite entreprise : Custom Racquet Painting. Elle personnalise des raquettes de tennis. C’est la seule à faire ça en Belgique.

L’idée est apparue à la fin de l’année 2017. Un jour, elle décide de faire une raquette pour Steve Darcy. Ensuite, elle en crée une pour Roland Garros, pour la coupe Devis, etc. À présent, elle réalise des raquettes pour quelques stars comme Herbert ou Tomic. Mais le monde du tennis est très fermé. “C’est difficile de toucher les professionnels car leurs raquettes sont sponsorisées. J’essaye de toucher les plus petits joueurs qui ne sont pas sponsorisés.”

Alors qu’elle s’est lancée il y a que quelques mois, Caroline a déjà énormément de succès, elle est d’ailleurs en retard dans ses créations. En plus des raquettes personnalisées, elle a également des demandes pour remettre en noire des raquettes, comme celle de Bernard Tomic. Il change de marque, il souhaite donc que ses raquettes soient recouvertes pour ne pas que l’on voit le sponsor. Le noir est choisi car c’est une couleur neutre qui ne perturbe pas le joueur. Tout est réfléchi. Caroline doit surtout faire attention au poids ! Rien ne doit perturber les sensations du joueur. “Je dois peser la raquette avant pour savoir combien de gramme je retire en la ponçant. Je dois ensuite faire attention à la couleur et au vernis que je mets pour que la raquette fasse le même poids.” Pour les personnalisations, elle travaille avec des pochoirs. “Je crée le design sur l’ordinateur, une machine le découpe, je colle le pochoir sur la raquette, je peins et ensuite j’ajoute le vernis.” Le travail est fait minutieusement. Elle se lance également dans le monde du hockey, un milieu où il sera peut-être plus facile de se faire une place puisqu’il y a moins de contraintes.

Près d’une cinquantaine de raquettes ont déjà été personnalisées par les petites mains de Caroline. Entre conférence au Luxembourg, cours de tennis et un stand pour son entreprise qui sera installé au tournoi du BGL BNP Paribas Luxembourg Open, l’aventure n’est pas finie. C’est devenu une passion pour la créatrice. “Je faisais ça pour le plaisir, je suis totalement dépassée par ce qu’il se passe, je ne me rends pas compte de l’ampleur que ça prend. Jusque-là, c’est du rêve.”