Charleroi Tête de liste Défi, Isabelle Noël espère remporter au moins deux sièges le 14 octobre.

Isabelle Noël, 46 ans, mène la liste Défi pour les élections communales à Thuin. Une liste qui ne comptera que onze candidats parce que, dit-elle, son parti a la volonté de ne pas faire du remplissage en complétant les effectifs avec des amis ou des parents.

Ceci dit, elle ne cache pas la difficulté de trouver des candidats : "Certains ont peur que leur candidature n’influence négativement leur entourage professionnel ou familial. D’autres ont l’impression que la politique est réservée à une certaine classe. Nous sommes aussi, en Wallonie, un jeune parti qui manque encore de relais dans le monde associatif."

Pourtant, elle ressent un intérêt certain de la part des plus jeunes électeurs. "Il y a un intérêt nouveau pour le libéralisme social chez certains jeunes. Mais notre volonté d’amener plus d’éthique, de transparence et de bonne gouvernance est également bien perçue."

Cette ingénieure chimiste de formation a baigné dans le milieu politique dès sa plus tendre enfance, son père Freddy Noël, candidat Défi lui aussi, ayant endossé plusieurs mandats tout au long de sa vie à Erquelinnes ou à la province de Hainaut.

Si c’est sa deuxième campagne électorale, Isabelle Noël a hérité cette fois de la première place, notamment grâce à son investissement dans le déploiement de son parti en dehors de Bruxelles. C’est elle en effet qui gère le secrétariat de Défi pour la Wallonie. Un job qu’elle adore parce qu’il permet beaucoup de belles rencontres et de participer concrètement à la propagation des idées de saine gestion et d’influer positivement sur l’avenir des enfants.

Elle a de l’ambition pour la ville de Thuin et espère remporter deux sièges en octobre. "Je veux montrer qu’il ne faut pas être un dinosaure de la politique pour faire bouger les choses. Mais concrètement, on veut amplifier la démocratie participative mise en place par le collège, en la faisant mieux connaître par la population. C’est un élément positif, mais il faut peut-être aussi recentrer l’activité sur des projets plus essentiels." Sans oublier, ajoute Isabelle Noël, de mieux organiser la communication avec, par exemple, une diffusion vidéo du conseil communal sur les réseaux sociaux.