Charleroi Les enquêteurs épluchent les multiples interventions policières survenues durant la soirée.

Alors que les condoléances et les messages emplis de tristesse affluent à propos de Tomy Delmotte, le mystère plane toujours sur les circonstances qui ont conduit à son meurtre, dimanche à l’aube.

Vers 6h45 , le jeune homme de 26 ans a été retrouvé inanimé dans un fossé, le visage en sang, sur le parking du zoning de la Pépinière à Gosselies, non loin de la discothèque The Room.

Malgré l’intervention des secours, Tomy a succombé à ses blessures. Selon les forces de l’ordre, le malheureux a été tabassé à mort : par un ou plusieurs agresseurs ? Un objet contondant a-t-il été utilisé comme arme ? Le médecin légiste devait pratiquer une autopsie, ce lundi soir, afin d’en savoir plus sur les causes exactes du décès.

© FVH

Les enquêteurs se tournent vers la discothèque

L’enquête, elle, se dirige vers la discothèque The Room où, selon la police, Tomy a passé une partie de la nuit. Ce soir-là, le rappeur Lartiste donnait un showcase.

La boîte de nuit, qui avait déjà accueilli Maître Gims au mois d’avril dernier, était une fois de plus bondée.

"Mais la police a dû intervenir à plusieurs reprises pour mettre fin à des bagarres et à des dégradations diverses, explique le procureur du Roi de division, Vincent Fiasse. Ces différents dossiers ont été confiés au juge d’instruction."

Bref, les enquêteurs vont avoir la lourde tâche d’identifier les protagonistes de ces altercations. Mais pour l’heure, rien n’indique que Tomy Delmotte ait été impliqué dans l’une d’elles.

Un jeune homme non-violent

À en croire ses amis, le jeune homme n’avait pas du tout le tempérament bagarreur.

Épicurien comme son papa, Tomy aimait faire la fête avec ses amis qui regrettent déjà son tempérament enjoué et son humour. Tomy avait récemment suivi une formation en imprimerie au Cepegra et avait notamment postulé pour un poste dans le gardiennage.

Il avait également participé au projet Popul’art Cité qui visait la revitalisation urbaine par le biais du street art. Bref, le jeune homme était quelqu’un d’actif.

Et le vol n’est pas un mobile pour son meurtre, puisqu’il avait toujours toutes ses possessions en poche. Ce qui accroît encore l’incompréhension face au crime crapuleux dont il a été victime.