Charleroi

Christopher est poursuivi pour des coups à ses enfants.

L’instruction d’audience pourrait se résumer en un mot : Christopher nie. Il nie les coups à sa fille, en 2016, il nie les coups à son fils, en 2017. Il n’y est pour rien, malgré les constats médicaux, les hématomes relevés sur l’un comme sur l’autre. Quand son épouse l’a quitté, en invoquant des coups qu’elle aurait reçus, elle est partie avec ses trois enfants dans un refuge de Fleurus. Christopher pouvait alors voir les enfants le week-end, et l’épouse a constaté qu’en revenant, ils portaient des hématomes. Elle a alerté une éducatrice, qui a averti la police. Il y a eu des constatations médicales, et on a interrogé la fillette de 5 ans, qui a parlé des "grosses claques" que lui avait données son père, qui avait aussi jeté à terre son petit frère, qui saignait de la bouche. En 2017, il est question d’autres comportements, de films d’horreur que Christopher aurait montrés à ses enfants, de la même fillette qu’il aurait secouée. Christopher nie tout.

Pourtant, pour la substitute Sandrine Vairon, le récit de la fillette est crédible, logique, cohérent, détaillé, et Christopher, coupable, doit être sanctionné par une peine qui prévoie aussi un suivi de gestion de la violence.

A la défense de Christopher Me Boris Druart a une autre vision du dossier. Christopher violent avec son épouse ? Il n’y a eu aucune plainte, il n’existe aucun dossier. Des traces sur les enfants ? Des enfants qui jouent, qui remuent, qui se battent, peuvent les expliquer. Et le reste fait partie de la tension toujours vive au sein du couple. La preuve en est, plaide-t-il, cette plainte déposée par Christopher contre son épouse, pour coups aux enfants. Etonnement de la partie civile, surprise du parquet, pour un élément qu’ils découvrent à l’audience. L’affaire ne serait-elle pas aussi simple ? 

Le dossier reviendra le 12 mars.