Charleroi

Joshua avait insulté des inspecteurs lors d’une simple vérification de domiciliation.

Le job de policier n’est décidément pas des plus simples et, à chaque instant, une situation banale peut basculer vers un déferlement de violence. Le dossier évoqué ce vendredi devant le tribunal correctionnel en est l’exemple type : en 2016, deux inspecteurs avaient été chargés de vérifier la domiciliation de Joshua. Mais arrivés sur place, ils ont trouvé porte close. « Toutefois, en chemin, les policiers ont croisé la route de l’intéressé et, bien gentiment, ont proposé de retourner chez lui pour procéder aux vérifications », explique Me Brocca qui s’est constitué partie civile pour l’un des pandores. « Et immédiatement, sans aucune raison, il s’est mis à les tutoyer, puis à les traiter d’incapables ».

Joshua en voulait apparemment aux forces de l’ordre pour avoir reçu une convocation à la place de son frère. « Une fois chez lui, il a continué de plus belle et, quand les inspecteurs lui ont demandé de se calmer, il a traité la policière de sale pute et déclaré qu’il allait l’enfermer dans sa cave et la casser en deux, parce qu’il était un homme et qu’il avait un bon avocat. Or, je constate à l’audience qu’il n’est pas présent pour se défendre et qu’il est représenté par Me Casper le fantôme », a ironisé Me Brocca qui réclame 150 euros de dommages pour l’inspectrice outragée.

Le souci pour Joshua, c’est qu’il n’en est pas resté là. Le parquet le poursuit également pour avoir giflé sa tante et boxé le frère d’un jeune homme avec qui il venait de s’enguirlander. Bilan : deux dents cassées et un oeil au beurre noir. « Il est en aveux et est même plutôt fier de son comportement. Il ne cesse de dire qu’il a un bon avocat et qu’il peut se le permettre », a ajouté le Ministère public qui requiert une peine d’un an de prison ferme.

Bref, la prochaine fois que Joshua reverra des policiers, il est possible qu’il soit de nouveau contrarié lorsqu’on lui passera les menottes aux poings… F.D.