Charleroi Installation prévue à la rentrée sur la route de Sartiau et la N53 vers Beaumont.


En 2016, 302 usagers ont trouvé la mort sur les routes en Wallonie. Un seuil que le gouvernement a pour ambition de réduire de 30 % à l’horizon 2020, en ramenant ce nombre à 200. Pour intensifier les contrôles de vitesse dans les zones les plus dangereuses, la mise en service de nouveaux radars fixes et radars feux est prévue dès cette année, à la cadence de trois par mois.

Dans une réponse écrite à la question du député MR Nicolas Tzanetatos, le ministre régional en charge de la Mobilité Carlo Di Antonio (CDH) lève le voile sur les sites de la première sélection de sites à équiper. Et trois d’entre eux se trouvent dans l’entité de Thuin, sur des voiries où le taux de mortalité routière reste élevé en raison de vitesses souvent inadaptées.

Deux seront installés sur la route de Sartiau, la N559, à hauteur de Biercée et de Leers et Fosteau. Le dernier sera placé sur la N53 (Beaumont-Charleroi) sur le territoire de Thuillies.

Selon le cabinet Di Antonio, le matériel sera placé dans les trois mois. C’est après l’approbation d’un protocole d’accord avec la police et le parquet qu’il sera mis en service, ça devrait donc flasher dès l’automne. D’autres appareils viendront dans la foulée.

Les chiffres de l’institut wallon de l’évaluation, de la prospective et de la statistique (IWEPS) indiquent que le nombre de tués sur les routes en Wallonie est près de deux fois supérieur à ce qu’il est en Flandre, alors qu’on y compte moins d’accidents. Les radars fixes permettent de contrôler la vitesse en un lieu ponctuel de manière permanente.

Complémentairement, huit appareils semi-mobiles - des lidars - sont mis gratuitement par la Wallonie à la disposition des zones de police. Cette année, ils devraient fonctionner à plein régime avec près de 400 semaines de location, contre 220 en 2017, indique le ministre.