Charleroi La loi interdit de s’attribuer les signes distinctifs des membres du collège.


Les citoyens qui ont croisé le conseiller communal CDH Albert Frère à la dernière marche folklorique Saint Remy à Montignies-sur-Sambre ont dû se dire qu’il avait pris du galon : l’élu se promenait en effet avec une écharpe d’échevin sur l’épaule, comme en témoignent des photos postées sur les réseaux sociaux. Et parfois commentées avec ironie : l’ancien mayeur de Charleroi Jacques Van Gompel ne s’en est pas privé, se demandant si le CDH venait de procéder au remplacement d’Eric Goffart.

Ni lui ni son collègue Mohamed Fekrioui ne quittent le collège : le seul changement au sein de leur équipe sera celui du nom de la liste électorale où ils se présenteront en octobre : C +.

Anecdotique l’incident de la Saint Remy ? Pas tant que ça. Comme le stipule le code de démocratie communale, le port de signes distinctifs d’officiers municipaux est régi par la loi. On ne badine pas avec le protocole.

L’Ecolo Luc Parmentier s’est emparé de l’affaire, qui lui a inspiré une question écrite au bourgmestre. "Ce n’est pas la première fois que le cas se présente, rappelle-t-il : en 2016, dans le cadre d’un déplacement officiel à Manopello dans les Abruzzes, la conseillère PS Line Manouvrier s’était affichée en échevine aux côtés de son président de parti Elio Di Rupo et de la princesse Astrid."

À l’époque , Françoise Daspremont qui faisait fonction de bourgmestre avait expliqué la totale bonne foi de l’intéressée. La Première échevine déléguée s’était promise à donner des instructions claires pour que ça ne se reproduise plus. Manifestement, son rappel à l’ordre n’aura pas été entendu par tout le monde.

Pourquoi Albert Frère a-t-il ceint l’écharpe jaune et noire à franges rouges réservée aux membres du collège ? C’est en vain que nous avons tenté ce jeudi de lui poser la question. Renseignements pris à bonne source, il n’était pas en service politique commandé, c’est à titre personnel qu’il s’est affublé de la sorte.