Charleroi

L’ancien bourgmestre, blanchi dans le dossier du Sporting

CHARLEROI Soulagé. Jacques Van Gompel est soulagé, et il ne fait rien pour le dissimuler. En 15 pages, l’arrêt rendu par la cour d’appel le blanchit définitivement de ce qui lui avait valu une condamnation à 18 mois de prison avec sursis, et 5.500 € d’amende, avec sursis encore.

Soulagé. Au-delà du commentaire, le merci à ceux qui l’ont aidé, qui ont continué à croire à son innocence, qui l’ont entouré, amis, politiques ou non. Et sa famille surtout. La voix s’étrangle, il reprend sa respiration, le temps de citer son épouse, Rachel, et son fils, Olivier qui, depuis des années…

Pour en parler, symbole d’entre les symboles, il a choisi la Maison des Huit Heures, là où, chaque 1er mai, le scotch au tonneau est de rigueur et le fromage en cubes, de circonstance. Symbole, comme une relance, parce que cela ne pouvait avoir lieu dans un endroit neutre, et qu’il fallait marquer cet arrêt de la cour d’appel comme une forme de revanche, sur les années grises écoulées et sur l’espoir qu’il veut conserver dans les années à venir, qui risquent fort d’être rudes, encore.

C’est que le dossier du Sporting, de sa pelouse synthétique et des places distribuées, pour anecdotique qu’il ait semblé être dans la saga carolorégienne, pesait lourd : c’est le premier où l’alors bourgmestre de Charleroi comparaissait, lui qui avait échappé à la Carolorégienne, à l’ICDI, au plus médiatiquement spectaculaire de ce qui a défait l’image de Charleroi depuis 2005.

Ici, il avait été personnellement poursuivi, jugé malgré ses dénégations, et c’était le premier dossier où il avait encouru une condamnation, lourde pour une première, avait-on déjà souligné à l’époque. Jacques Van Gompel le concède : en interjetant appel, il avait pris un risque parce que, rappelle-t-il en connaisseur, “la justice, c’est imprévisible ”.

Il n’empêche, il a voulu le prendre, dans sa volonté d’être blanchi, définitivement, et ne pas se contenter d’une transaction qui aurait pu laisser planer un doute sur une innocence qu’il affirme et réaffirme.

Le voilà reparti, et prêt à commenter, déjà, la vie politique carolorégienne. C’est dire s’il va mieux, soudain, depuis mercredi.



© La Dernière Heure 2013