Charleroi Le parquet requiert 10 mois de prison contre Stéphane.


Stéphane est sous les verrous depuis le 25 juin. La raison ? Des violences conjugales à l’égard de Virginie, sa compagne depuis 20 ans. Les faits sont survenus au retour d’une brocante dans la région de Chimay. Stéphane avait agrémenté le marché aux puces d’une dizaine de chopes, si bien qu’il s’est endormi dans la voiture au retour. "Virginie m’a réveillé. Le chien avait rongé des objets dans la maison. On s’est disputé et elle m’a insulté. Je n’ai pas calculé : la gifle est partie toute seule. Mais il n’y en a eu qu’une", regrette l’intéressé qui comparaît pour coups simples devant le tribunal correctionnel de Charleroi.

Pour le substitut Bouilliez, Stéphane minimise. "Votre compagne a eu la décence de ne pas vous laisser cuver dans la voiture en vous réveillant. Vous ne l’avez pas accepté et vous l’avez frappée. D’après un voisin, en état de choc, votre femme appelait au secours et votre petite fille vous suppliait d’arrêter. Il vous a vu lui tirer les cheveux et lui porter des coups de poing et de pied alors qu’elle était au sol. Elle a d’ailleurs perdu connaissance. Quand on voit les photos, on se rend compte qu’il ne s’agissait pas que d’une seule gifle."

Au terme de son réquisitoire, le parquet a requis 10 mois de prison avec un sursis probatoire qui permettra au prévenu de prendre en charge ses soucis d’alcool.

Me Cerquetti, conseil de Stéphane, assure que celui-ci a déjà entamé les démarches depuis la prison. L’avocate confirme qu’il n’y a eu qu’une seule gifle et que le voisin invente puisque la scène s’est déroulée dans la maison et qu’il ne pouvait donc y avoir assisté. Me Cerquetti a finalement plaidé une peine de travail. "L’alcool, c’est fini pour moi", assure Stéphane. "On a discuté et je me suis excusé. Je veux une nouvelle vie avec elle."

Prison ou peine de travail ? Il sera fixé le 30 juillet.