Liège Il se concentre sur la Région et compte bien sûr soutenir la liste MR qui sera menée par… Thierry Carpentier.

Il avait réalisé le meilleur taux de pénétration de tout l’arrondissement de Liège aux élections communales de 2012 et avait raflé une voix sur trois dans sa commune d’Aywaille… Philippe Dodrimont, bourgmestre empêché… a fait un choix pour son avenir. Président du MR de l’arrondissement de Liège il est aussi député régional et sa triple casquette actuelle l’obligeait en effet à trancher. Pas question en effet de se représenter comme candidat-bourgmestre en siégeant comme député régional… Le MR d’Aywaille s’est donc réuni ce week-end. Des décisions ont été prises.

Revenons d’abord sur cette majorité régionale… enfin dans la majorité, quel sentiment cela vous inspire-t-il pour Aywaille…

"Cela a son importance. Souvent, le Gouvernement n’a pas répondu à nos attentes et de nombreux dossiers n’ont pas été retenus. C’était notamment l’objet de notre réunion, nous avons abordé les dossiers prioritaires pour Aywaille, comme le réaménagement du centre, le Ravel… et le rôle que chacun doit jouer".

Quel rôle comptez-vous jouer précisément pour l’avenir d’Aywaille ?

"Il s’agit d’un pilotage de dossiers de supracommunalité. Je veux utiliser mon rôle régional pour mener à bien ces chantiers. Le collège me donne pleinement sa confiance sur cet aspect et je veux donc continuer à accompagner l’équipe en place, qui est aujourd’hui une équipe solide".

Cela signifie donc que vous ne serez plus tête de liste ?

"En effet, Thierry Carpentier, actuel bourgmestre faisant fonction sera notre tête de liste en 2018 et je le soutiendrai. J’estime qu’après 30 années au service direct de ma commune je peux prendre un peu de hauteur si on peut dire même si je compte rester actif au sein de ma commune, en la poussant, c’est mon rôle d’être aussi présent".

En relais avec la Région…

"L’important pour nous, c’est qu’Aywaille ait toujours un bourgmestre libéral en 2018. Par contre, si Aywaille veut toujours avoir un député libéral à l’avenir, il est clair que c’est moi qui dispose du meilleur profil".

Que deviennent Xavier Ehlen et Dominique Simon ?

"Il n’est pas question pour l’instant qu’ils partent, au contraire. Nous nous étions tournés vers eux à l’époque car nous suivions la logique du nombre de voix mais aujourd’hui, Thierry a le profil qui correspond et la volonté".

En 2012, les relations étaient tendues avec les autres partis. Cela a-t-il évolué ?

"Après le divorce avec le CDH, les relations n’étaient plus les mêmes mais au niveau humain, c’est différent, on se parle. Notre objectif reste la majorité absolue mais la porte reste toujours ouverte car gérer seul une commune n’est peut-être pas la meilleure chose qui soit".

"En guerre contre le PTB"

Philippe Dodrimont, président du MR d’arrondissement, parle d’un danger "sournois"

Quels sont les chantiers pour l’arrondissement ?

"Je compte être présent pour les 24 communes de l’arrondissement et, aujourd’hui, je suis particulièrement inquiet de voir certains partis extrémistes monter dans les sondages. La montée du PTB est un fléau. Je vais donner toutes mes forces pour que nous soyons assez forts pour nous y opposer".

Ce n’est pas le discours de tout le monde…

"Je suis effaré quand j’entends les déclarations de mon homologue socialiste Jean-Pierre Hupkens qui évoque une alliance possible avec le PTB; quoi qu’on en dise, je suis convaincu que la main ne sera pas tendue longtemps dans le vide. Les extrêmes sont dangereux, ils doivent être combattus aussi bien à droite qu’à gauche".

Le PTB est à ce point dangereux ?

"Il faut que les gens comprennent ce que ce genre de parti communiste a fait, ce que ça a coûté à plusieurs générations par le passé. De tels partis au pouvoir vont nous conduire à un désastre économique. Je peux accepter le désarroi de certains citoyens face aux magouilles mais je voudrais rappeler qu’il y a des mandataires qui n’ont jamais triché ou essayé de taper dans la caisse. Je suis un ardent défenseur du libéralisme social, qui crée de la richesse au bénéfice de tous. Bien sûr, cela demande certains sacrifices, comme l’allongement des carrières mais c’est pour obtenir au final une sécurité sociale raisonnable".

Comment compter vous "lutter" contre le PTB ?

"Notre centre d’études fait déjà un gros travail d’information et personnellement j’irai à la rencontre des sections, des citoyens. Nous sommes des gens de liberté et serons à l’écoute de toutes les idées tant qu’elles ne rejoignent pas les extrêmes. Je n’ai pas peur des mots, nous rentrons en guerre contre le PTB, il faut éviter ce piège à tout prix. Et je le dis déjà, aucune alliance ne sera possible avec le PTB ou avec une liste qui intègre des candidats apparentés au PTB".

Thierry Carpentier : candidat idéal

Thierry Carpentier aura 39 ans, lorsque les citoyens seront appelés à se prononcer, le 14 octobre 2018, pour élire leur futur bourgmestre; et déjà, on peut affirmer qu’il a les plus grandes chances d’atteindre ses objectifs. Pourquoi  ? “Car il a l’âge que j’avais quand je suis devenu bourgmestre et qu’il a le profil parfait”, sourit Philippe Dodrimont. “Mais surtout car il a très bien compris la fonction”, précise le mayeur en titre. Thierry Carpentier semble en effet s’être facilement accommodé à son nouveau rôle de bourgmestre faisant fonction et, surtout, c’est un homme de terrain, un agriculteur qui connaît la commune comme sa poche… Et précisons qu’en 2012, lors de sa 2e élection, il obtenait déjà plus de 1.000 voix de préférence, sans avoir été échevin.