50 % du personnel en grève

Isabelle Lemaire Publié le - Mis à jour le

Liège

L’hôpital de Verviers a tourné en service minimum ce mercredi

VERVIERS Ils avaient menacé de partir en grève et ils l’ont fait. Un arrêt de travail de 24h a été observé en front commun syndical au Centre hospitalier Peltzer-la Tourelle de Verviers (CHPLT) et le mouvement a été particulièrement bien suivi. Selon les syndicats, 640 membres du personnel de l’hôpital se sont croisés les bras ce mercredi, soit 50 % du personnel. “C’est inespéré” , commente Bernard Mercenier de la CGSP.

“Nous aurions été satisfaits avec 3 ou 400 personnes mais là, le mouvement a pris tellement d’ampleur que nous avons dû demander à certains grévistes d’aller travailler. Les soins intensifs, la dialyse ou la radiologie étaient en effet en grève à 100 % et il fallait assurer un service minimum. Seuls les deux hôpitaux de jour sont restés fermés.”

Le malaise va grandissant au CHPLT. Depuis des années, les comptes de l’hôpital sont dans le rouge et le dernier plan de relance prévoit des mesures d’économie drastiques qui touchent aux salaires du personnel.

Mais ce qui a mis le feu aux poudres, c’est l’annonce en mai dernier de la suppression de 42 équivalents temps plein, “sans licenciements secs” , avait précisé Claude Desama, bourgmestre de Verviers et président du CA de l’hôpital. “C’est une déclaration de guerre et une catastrophe. Cette mesure prise à la hussarde ne résout rien car le personnel va devoir faire des heures supplémentaires pour compenser. Nous demandons un moratoire sur cette décision” , lance Bernard Mercenier.

Le syndicaliste souligne encore que, si cette action de grève a été décidée, c’est parce que “Claude Desama a rompu la négociation avec les partenaires sociaux” . “Nous demandons une reprise de véritables négociations. Mais si le ton monte, nous pourrions repartir en grève en septembre” , ajoute-t-il.

C’est donc en cortège bruyant et coloré que les centaines de grévistes se sont rendus vers 10 h à l’hôtel de ville de Verviers pour se faire entendre de leur président (voir ci-contre). Ensuite, ils se sont rendus en car dans trois communes de la région (Pepinster, Spa et Herve) afin de discuter avec les différents bourgmestres. “Nous sommes dans la rue pour sauver notre outil de travail” , a précisé Bernard Mercenier. “Nous avons un hôpital magnifique et un personnel de qualité qu’il faut préserver.”



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