Liège C’est ce qu’estiment les 20 directeurs-gérants des SLSP en province de Liège

Les SLSP (Sociétés de logement de service public) liégeoises estiment à 562 millions le montant nécessaire pour procéder à la rénovation de leur patrimoine sur les dix prochaines années.

Il s’agit d’entretiens récurrents et d’investissements plus lourds destinés à réduire les consommations énergétiques et à assurer la pérennité des logements. C’est en tout cas ce qu’a indiqué, vendredi, Michel Deffet, directeur-gérant du Foyer de la région de Fléron, au nom de l’Association des directeurs (trices)-gérant(e)s de la province de Liège.

Cette association regroupe les vingt directeurs(trices)-gérant(e)s des SLSP en province de Liège, qui assurent la gestion de 36.000 logements publics sur les 100.000 existants en Wallonie.

Ensemble, ils ont élaboré un mémorandum présentant une analyse du secteur et formulant des propositions à destination des pouvoirs communaux et régionaux.

"Nous souhaitons un modèle qui permette de créer des logements mais aussi de générer des moyens pour assurer la pérennité et développer des logements adaptés aux demandes", précise Michel Deffet, soulignant que 49 % du parc de logements ont actuellement bénéficié d’une rénovation, dont seulement 29 % en vue de réduire les consommations énergétiques.

"Le retour sur investissements est négatif dans 60 % des cas, notamment en raison de la limitation des loyers à 20 % des revenus. Il faut savoir également que 20 % des locataires ont des arriérés", relève Franca Bertocchi, directrice-gérante de la Maison Sérésienne.

Parmi les pistes avancées, outre l’augmentation du pourcentage des investissements subsidiés, citons la création de partenariats public-privé de promotion immobilière, le recours à l’épargne privée comme cela est d’application en France avec le livret A, la révision du système de calcul de loyer ou encore l’exonération du paiement du précompte immobilier. "Cette charge s’élève à 13,1 millions d’euros pour les sociétés liégeoises, soit 11,6 % par rapport aux recettes nettes", insiste Franca Bertocchi.

Pour les besoins financiers des SLSP, tous réclament également un modèle favorisant la mixité, sachant qu’environ 80 % des locataires ne bénéficient que d’allocations de remplacement. "Les conditions dans lesquelles nous devons attribuer des logements créent des ghettos", affirme François Vergniolle, directeur-gérant de la Société régionale logement de Herstal.