Liège L’Udil, créé à la suite de la fermeture de la phase à chaud, poursuit le travail... en privé

Ne dites plus Udil mais bien 1.2.3.cdi… comme 1, 2, 3 piano même si la partition que joue ce nouveau groupement d’employeurs en région liégeoise n’a rien d’un jeu. L’Udil, c’est en effet cet organe financé à l’époque par la Région wallonne, alors qu’une page se tournait pour la phase à chaud dans le bassin sidérurgique liégeois.

C’était en 2014… Mais depuis, la majorité régionale a changé et le ministre Jeholet (MR) l’a annoncé fin novembre : le subside en faveur d’Udil ne serait pas reconduit. Pas pour incompétence mais surtout car la page Arcelor se tourne. Sur les 275 travailleurs pris en charge par l’Udil, 71 % avaient retrouvé du travail, "malgré un profil d’employabilité faible", précise Xavier Ciechanowski, directeur d’Udil…

Plus de financement; clap de fin ? Pour la structure publique oui mais pas pour l’action menée. Au vu de la demande en effet, Udil se transforme aujourd’hui en une ASBL… 1.2.3.cdi, avec le directeur qui reste à la manœuvre, associé à Pierre-Philippe Janssen, Jean-Benoît Scheen et Pierre Pinard.

Combler un vide est la motivation de ces quatre entrepreneurs Liégeois puisqu’entre l’intérim "et sa grande flexibilité" et le recrutement immédiat de profils très recherchés, il y a tous ces job, "qui nécessitent des compétences bien spécifiques". On parle de secteurs comme la sidérurgie, la métallurgie, la chimie…

Pour 1.2.3.cdi, la mission reste la même : "que les travailleurs trouvent du travail dans une entreprise où ils se sentent bien".

Sans financement public, il y a bien sûr du changement. "Nous sommes 100 % indépendants et notre éventail est désormais plus large car notre action ne concerne plus seulement les demandeurs d’emploi après licenciement"

Trouver un emploi donc… et si possible un CDI, l’ASBL se présentant d’ailleurs comme un employeur qui met ses hommes à la disposition des entreprises. "Nous leur proposons des missions limitées dans des entreprises". L’avantage ? La fidélisation des compétences, ce que le secteur de l’intérim ne permet pas toujours… et in fine peut-être un contrat CDI dans cette entreprise. Sinon ? Le travailleur reste chez 1.2.3.cdi qui dit vouloir anticiper la fin d’une mission, en trouvant une autre mission préventivement; pour le bien-être du travailleur.