Liège

L’entreprise a en effet obtenu gain de cause et a récupéré des montants dus au précompte immobilier

Parmi les “facteurs extérieurs”, qui impactent négativement les finances de la Ville de Liège, l’échevin des Finances, Michel Firket citait, ce jeudi ce décalage dans la perception du précompte immobilier, traditionnellement inscrit au budget.

Cette année en effet, il a fallu se résoudre à digérer une perte sèche pour les finances de la ville, de l’ordre de 3,6 millions d’euros. Explications

La décision est tombée ce 6 avril 2018  : ArcelorMittal a obtenu, comme d’autres entreprises, un dégrèvement demandé, pour des montants dus au précompte immobilier. Pour ArcelorMittal, il s’agit d’un montant de 2,6 millions (sur les 3,6).

“Entre la prévision budgétaire des perceptions 2016 au PRI, calculée sur base des prescrits de la circulaire budgétaire wallonne et les perceptions réelles réalisées en 2016, nous avons dû constater une différence négative de 5,2 millions”, précise l’échevin Michel Firket. Et sur l’exercice 2017, le rattrapage du même montant n’a toutefois été réalisé qu’à hauteur de 1,6 million  ?

Et les 3,6 millions restants  ? Ils ne seront donc pas récupérés puisqu’il s’agit de ces montants sur lesquels ArcelorMittal mais aussi AB Inbev (pour 0,6 million) ont introduit un recours. Et ont gagné. À noter que, sur la somme réclamée, Arcelor a obtenu gain de cause pour… la totalité, soit 100  %.

Le motif  ? “Il ne nous est pas communiqué”, nous explique-t-on au cabinet des Finances. “En fait, c’est déjà une grande avancée que nous sachions qui devait ces montants, car auparavant, cela ne nous était même pas communiqué”.

Précision  : ArcelorMittal a obtenu ce dégrèvement pour la période 2012-2015, juste après l’arrêt la sidérurgie intégrée. Elle a estimé ne pas devoir payer ce montant… “Ils ont de très bons avocats”, commentait Willy Demeyer, quelque peu amer. On comprend.