Liège L’Europe autorise le sidérurgiste à acheter Ilva. La vente des sites liégeois va débuter

Comme mentionné plusieurs fois dans nos éditions, le groupe ArcelorMittal a décidé de se séparer d’une partie de ses infrastructures liégeoises, pour ne pas être en situation de monopole après le rachat, par le géant sidérurgique, de la société italienne Ilva.

À la base de cette obligation, la Direction Générale de la Concurrence de la Commission européenne devait se positionner le 23 mai prochain. Mais avec 15 jours d’avance sur ce planning, l’Europe a donné son feu vert ce lundi.

En clair, ArcerlorMittal peut racheter les Italiens à condition de vendre plusieurs infrastructures. Parmi celles-ci, on retrouve les lignes de galvanisation 4 et 5 de Flémalle, ainsi que le site de Ferblatil à Tilleur. La décision de ce lundi permet donc de lancer le processus d’achat d’Ilva et celui de vente des sites liégeois.

Si NLMK est intéressé et tient apparemment la corde, d’autres sidérurgistes ont, semble-t-il, fait connaître leur intérêt. Ainsi, la semaine dernière, les Allemands de Salgitter, un groupe sidérurgique de 20.000 travailleurs, sont venus à Liège visiter les infrastructures.

Autre candidat connu, les Russes de NLMK qui ont une filiale Belge, NLMK Belgique. Celle-ci possède des infrastructures à La Louvière. Via la Sogepa, la Région est d’ailleurs actionnaire à 49 % de cette entreprise.

Si NLMK venait à racheter les sites liégeois, reste alors à savoir si la Région wallonne mettrait la main au portefeuille ou diluerait sa participation.

Selon un scénario optimiste, le rachat d’Ilva devrait être bouclé pour la fin juin. La vente des infrastructures liégeoises devrait, elle, être ficelée pour la fin du mois de septembre.

Entre juin et septembre, les sites liégeois qui fonctionnent seront sous la gestion d’une société indépendante, Topco, dont l’administrateur… indépendant serait tout de même nommé par ArcelorMittal.