Liège Le sidérurgiste allemand Salzgitter est manifestement intéressé, mais…

Nous l’écrivions en exclusivité le 7 mai dernier, le sidérurgiste allemand de Salzgitter était très intéressé par le rachat des infrastructures liégeoises mises en vente par ArcélorMittal. En mai, une délégation était d’ailleurs venue d’Outre-Rhin pour visiter les sites liégeois.

Salzgitter a franchi une nouvelle étape puisque ce lundi, le sidérurgiste a précisé qu’il ferait une offre de rachat pour les sites de Liège et de Dudelange.

Pour rappel, ArcelorMittal a décidé de se séparer d’une partie de ses infrastructures liégeoises, pour ne pas être en situation de monopole après le rachat, par le géant sidérurgique, de la société italienne Ilva.

En clair, ArcerlorMittal peut racheter les Italiens à condition de vendre plusieurs infrastructures. Parmi celles-ci, on retrouve les lignes de galvanisation 4 et 5 de Flémalle, ainsi que le site de Ferblatil à Tilleur.

Les infrastructures qui doivent être vendues par Arcelor sont disséminées un peu partout en Europe et ont été réparties en trois lots indivisibles. Les sites de Liège sont ainsi regroupés avec les usines à Dudelange (Grand-Duché de Luxembourg).

Malgré l’offre, les Allemands ne sont pas certains du tout qu’ils pourront acquérir ces actifs. En effet, d’autres pourraient également faire une offre. On pense ici aux Russes de NLMK qui, ceci dit, ne semblent intéressés par les sites liégeois mais pas par ceux de Dudelange.

En outre, il n’est pas question de faire une offre pour revendre ensuite les sites. Les candidats acquéreurs doivent en effet remettre à l’Europe un plan industriel attestant du sérieux de leur offre.

"De toute manière", explique Jordan Atanasov de la CSC, "Il faudra que le repreneur nous fasse des garanties en terme d’emploi et de conditions de travail." Affaire à suivre…