Liège

Des témoins ont présenté l’accusé comme manipulateur et vantard

Lors des témoignages des proches de Vanessa Simon, plusieurs témoins ont décrit l’accusé comme « inactif, manipulateur et qui se vantait d’avoir commis des délits."

L'homme mentait sur son état de santé. « Il inventait des maladies pour attendrir Vanessa », a expliqué, un des petits amis des filles. « Il se vantait beaucoup d’avoir volé des voitures."

Le petit ami de l’autre soeur n’avait pas des mots plus tendres. « Il n’a pas beaucoup de qualités. Il aimait se vanter pour les conneries qu’il avait faites. Il faisait beaucoup le malin, mais ne parlait jamais de vouloir travailler. Il disait avoir commis des vols de voitures, il en était fier. »

Un membre de la famille a expliqué qu’il estimait que Philippe Roufflaer était possessif avec Vanessa Simon. « Elle avait pris son envol, il n’avait plus d’emprise sur elle. Il est responsable à 100 % de ce qu’il s’est passé. »

La soeur de la maman de Vanessa Simon a confirmé l’enfance difficile de Vanessa Simon, mais aussi le fait que Philippe Roufflaer était manipulateur. Les témoins ont expliqué qu’il aimait ses filles et était bienveillant envers ses enfants. La fille d’une dame qui connaissait le couple depuis peu refusait de se retrouver seule dans une pièce avec lui. « Ma fille m’ a dit qu’elle ne voulait pas rester seule avec lui parce qu’il avait un regard de psychopathe. Elle se sentait mal à l’aise. Mais ma fille voit le mal partout. »

Cette dame s’est rapidement attachée aux fillettes et à leur maman. « Elle s’occupait très bien de la tenue de la maison. Je sentais qu’il y avait des tensions dans le couple, mais je n’arrivais pas à l’expliquer. Vanessa m’a dit qu'elle m'expliquerait. Les filles étaient très câlines et très joviales. Elles étaient pleines de vie et attentionnées. Elles m’avaient fait de petits cadeaux de leurs mains. Cela a été un déchirement. »

Une amie du couple, marraine de Naora a estimé que Philippe Roufflaer lui avait menti. « Je le connaissais depuis presque 20 ans. Je suis allée le voir à l’hôpital. Il m’a dit qu’il était innocent. Il n’a fait que me mentir. Il a prétendu qu’il avait reçu des coups de couteau dans le dos. Il ne se rappelait de rien. Il m’a montré ses bras et m’a fait constater qu’il n’avait aucune morsure. J’ai été choquée de voir Valérie arriver dans la chambre à l’hôpital et l’embrasser sur la bouche comme si de rien n’était. » La dame s’est adressée à l’accusé. « Qu’il arrête de mentir, qu’il dise la vérité pour les gamines, il leur doit bien ça. »