Liège

Ces personnes ont cru aux dénégations du suspect jusqu’à ses récents aveux.

La cour a entendu la cousine par alliance de Philippe Roufflaer. Cette personne était très proche de l’homme. Elle a cru à l’innocence de l’accusé jusqu’à il y a peu.

"Je l’ai connu quand il avait 20 ans", a indiqué cette dame. Elle a cru à tout ce que Philippe Roufflaer lui disait, notamment de sa relation avec Vanessa Simon. "Il se disait au bout du rouleau, qu’elle ne s’occupait pas des petites, qu’il devait tout faire. Il ne voulait pas retourner à l’appartement avec les filles parce qu’il n’avait plus rien."

Après les faits, cette dame n’a pas ressenti d’émotion dans le chef de Philippe Roufflaer. "Il ne me donnait pas l’impression d’avoir d’émotion par rapport à ce qu’il s’était passé, mais j’ai cru que c’était parce qu’il était sous le choc."

Comme plusieurs proches, elle ne croyait pas en la culpabilité du suspect. "Je pensais que cela pouvait être un coup monté de Vanessa. Je me sens trahie par Monsieur Roufflaer, je voudrais qu’il me regarde. Je me sens manipulée et trahie par toi", a poursuivi le témoin en larmes en s’adressant à l’accusé.

"J’étais attachée aux petites filles, il n’avait pas à s’en prendre aux petites", a poursuivie cette dame en larmes. La fille de cette dame qui a fait sa jeunesse avec Philippe Roufflaer a ensuite témoigné devant la cour. "C’était quelqu’un de jovial et de sympa, sur qui on pouvait compter." Lors de son audition à la police, cette dame ne pouvait croire en la culpabilité de l’intéressé.

"Il n’est pas le psychopathe que la presse décrit", avait déclaré la dame à l'époque. Mais depuis, celle-ci a changé d'opinion. Elle a poursuivi son audition devant la cour . "Pour moi, c’était incroyable, impensable. C’est comme si il ne s’était rien passé quand je suis allé le voir à l’hôpital, on n’a pas abordé le sujet." Les jurés ont entendu Frédéric, l’homme pour lequel Vanessa Simon a décidé de quitter Philippe Roufflaer.

Cet homme a expliqué qu’il était censé se faire tatouer le même dessin que Vanessa Simon, mais qu’il ne l’avait pas fait. Un élément important car, dans une de ses versions, Philippe Roufflaer a expliqué qu’un des auteurs qui l’avait agressé avait un tatouage de ce type à la main. "Je pense que Vanessa en avait parlé à Philippe Roufflaer lorsqu’elle l’a fait. Je pense qu’il pensait qu’il savait que je devais en faire un aussi."

Les jurés ont pu visionner des images d’une des auditions à la police de Philippe Roufflear. On y voit un homme à l’aise, plaisantant. Lorsqu’il a évoqué la soi-disant agression dont il aurait été victime, Philippe Roufflear a commencé à se balancer sur son fauteuil. Il a décrit dans les détails les prétendus agresseurs n’hésitant pas à tenter de se faire passer pour un héros. "L’homme m’a braqué. Il m’a dit 'Tu vas mourir'. Il m’a mis l’arme sur la tête et je lui ai dit 'Vas-y tire !'"

Ensuite, lorsque les enquêteurs ont commencé à lui poser des questions, Philippe Roufflaer a complètement changé de ton. "Dès le départ, vous vous êtes braqués sur moi comme un coupable", s’est offusqué l’intéressé. "Je suis une victime. Je ne demandais pas grand chose quand je suis venu ici. C’était juste d’être traité comme une victime, j’étais en état de choc !"