Liège

Marie a eu très peur mais a été surprise du sang-froid de ses professeurs


Les élèves du lycée de Waha ont eu la peur de leur vie ce mardi. Si ils sont préparés à des évacuations en cas d’incendie, ils n’avaient jamais été exercés à réagir en cas d’attentat. 

 Marie, 16 ans, a été impressionnée par le calme des professeurs. « Je venais de regarder l’heure pour savoir quand mon cours allait se terminer », explique-t-elle. « Il était 10 h 35 lorsque l’alerte a été donnée dans l’école. » 

Mais les faits avaient débuté peu avant avec l’assassinat des deux policières et du passant. « Mon grand-frère qui n’est pas dans l’école avait été informé et m’a envoyé un message. Ensuite une éducatrice est venue dans la classe. Elle a informé le professeur de ce qu’il se passait. Elle nous a dit de rester calme, mais qu’il y avait un homme armé dans l’école. » Le professeur a alors guidé ses élèves. 

« Nous avons fermé la porte à clé et poussé une armoire devant. Nous nous sommes ensuite cachés dans un coin. » Les élèves sont restés pendant une dizaine de minutes confinés. « Mon professeur a ensuite reçu un appel nous disant que l’homme avait été abattu et que l’on devait évacuer les lieux. » 

Les élèves sont sortis par l’escalier qui se trouve à l’arrière de l’établissement. « Nous avons couru pour traverser la cour de l’école. Nous étions très stressés. Nous étions méfiants. » Les policiers étaient présents pour encadrer les élèves. « Les policiers étaient fort armés. Ils ont formé une sorte de barricade pour nous permettre de passer. 

Ils se sont bien occupés de nous. Nous étions bien encadrés et les professeurs ont vraiment gardé leur calme. Ils m’ont impressionnée. Mais lorsque l’on est arrivé dans le parc, des élèves ont fait des malaises ! » Les élèves n’étaient jamais été préparés à l’éventualité d’un attentat terroriste dans leur établissement. 

« Nous faisons parfois des exercices pour nous préparer à réagir en cas d’incendie. Mais les procédures ne sont pas du tout les mêmes. Puis nous savons qu’il ne s’agit que d’un exercice et que nous ne sommes pas en danger comme était le cas cette fois. Je me suis sentie rassurée par la manière dont les choses se sont passées. » 

Marie a une pensée pour les familles des victimes, mais aussi la femme d’ouvrage qui a été prise en otage. « Nous sommes choqués. Nous pensons aux familles des victimes mais aussi à la femme d’ouvrage de l’école. C’est une personne très gentille. »

 La jeune fille a été choquée, mais essaye de prendre le dessus. « Je pense que dans les prochains jours, nous allons y penser beaucoup. Il faut surtout aller de l’avant comme pour n’importe quel évènement. Nous allons nous soutenir les uns et les autres, sans oublier, mais nous allons continuer à avancer. »