Liège Pas assez de logements sociaux, aménagement du territoire "désorganisé" , étalement urbain…

En matière de terrain, Thierry Carpentier, agriculteur de son état, s’y connaît… Mais est-ce pour autant que la gestion de ces terrains, à Aywaille, est positive ? Clairement pas, estiment Progrès, Ecolo et Aywaille Demain.

Premier désaccord : l’accessibilité pour les revenus plus modestes. A Aywaille, le prix moyen serait de 60 €/m² selon le bourgmestre (en moyenne)… "les prix ne flambent pas plus qu’ailleurs" . Et selon les derniers chiffres, "Aywaille est la commune de l’arrondissement qui observe la plus forte croissance démographique, preuve que les gens ont envie de s’y installer", se réjouit Thierry Carpentier. Pas faux.

"Certes, mais il est aujourd’hui difficile d’envisager s’y installer pour les revenus les plus faibles, regrette Frédéric Sevrin. A Aywaille, il n’y a que très peu de logements sociaux, 75, alors que la Région préconise une proportion de 10 %."

Tous d’accord… dans l’opposition

Pour Vincent Moyse, la vraie problématique c’est le caractère "désorganisé" de l’aménagement du territoire. " Nous plaidons pour la mise en place d’un cadre clair." Un avis partagé par Ecolo, Daphné Wislez évoquant, dans leur programme, "la création d’un schéma directeur pour la commune, car aujourd’hui, nous avons l’impression que cela se développe au petit bonheur la chance". "Il existe en effet des instruments pour éviter l’étalement urbain" , poursuit Frédéric Sevrin qui rejoint ses collègues de l’opposition.

Mensonges, estime Thierry Carpentier : "on ne construit pas où on veut, il y a des règles que nous respectons… mais si un terrain est à bâtir, il est difficile de dire à son propriétaire qu’il ne peut pas parce que son voisin n’en a pas envie" . Et d’évoquer ce travail sur "la densification du centre". "Concentrer, certes", répond Vincent Moyse, "mais avec quels gabarits ? Du rez + 5 comme à Remouchamps où on se retrouve avec un vrai coup-de-poing dans la figure"