Liège Vu l’instabilité du bâtiment, la police liégeoise va utiliser cet outil pour effectuer ses recherches

L’ancien hôpital de Bavière a déjà connu des jours meilleurs… Alors qu’un projet de réhabilitation du site arrivait (enfin) à maturité, un incendie a ravagé, dans la nuit de jeudi à vendredi dernier, les toitures et l’étage supérieur de l’ancien hôpital. Un patrimoine qui n’est classé qu’au niveau de la façade mais qui, d’après le projet, devait être conservé dans le réaménagement du site.

Depuis, les craintes liées à la démolition du bâtiment sont justifiées mais, contrairement à ce que prétend la rumeur, il n’est à ce stade pas question de démolir. Ce ne devrait d’ailleurs pas être le cas. Ce mardi, les autorités liégeoises étaient toujours dans l’attente du rapport d’expert, en cours de rédaction et qui devrait être rendu public ce mercredi. En attendant, le travail de sécurisation se poursuit… avec un drone !

Deux inquiétudes habitent les autorités et les services de secours : la stabilité du bâtiment elle-même et… l’éventuelle présence d’un corps. En effet, si les quatre squatters présents dans le bâtiment lors de l’incendie (et évacués) ont affirmé qu’ils étaient les seuls présents au moment du sinistre, il n’a pas été possible, à ce stade, d’inspecter de fond en comble le bâtiment, instabilité oblige. "Rien ne dit qu’il y a un corps donc, mais on ne peut pas en être sûr", précise-t-on à la Police de Liège… C’est ce que devra vérifier ce drone dès que possible; une demande est faite auprès de la police fédérale pour emprunter l’engin. Régulièrement squatté, l’ancien hôpital est aussi très vaste, d’où l’inquiétude liée à la présence d’un cadavre.

Quant à la stabilité des lieux, on évoque donc à ce stade le démontage de certains éléments de la façade classée… pas de démolition.

Marc Bechet.