Liège Il n’y aura pas de remise à neuf du bâtiment qui va être mis en vente pour un peu plus de 1,5 million d’euros

Lorsque les autorités communales blegnytoises ont acquis la caserne, elles ont finalement découvert dans le package, bien qu’elles devaient s’y attendre vu que c’était un camp d’entraînements pour militaires, l’existence d’un stand de tir.

Nous étions alors en 2014 et la question s’est rapidement posée de savoir comment exploiter cet espace qui se trouvait de plus dans une zone verte qu’il fallait conserver et préserver de toute activité ou presque. La Fédération belge de tir était venue aux nouvelles très rapidement mais s’était tout aussi vite retirée des discussions.

"On se souviendra que la commune a alors exploité la piste des zones de police et nous avons aussi sollicité la Province afin de savoir combien l’école de police pourrait mettre dans la manne financière", rappelle Marc Bolland.

On se souviendra que cette piste est aussi tombée à l’eau, en définitive, la Province faisant d’autres choix. Et, aujourd’hui, que fait-on ? " On va vendre car la commune ne va pas racheter le bâtiment qui est fort dégradé, preuve s’il en est que si on n’avait rien fait pour la caserne en général, on se serait retrouvé dans pareille situation avec tous les bâtiments. Or, aujourd’hui, l’endroit revit et les projets affluent", ajoute le bourgmestre.

Vendre à qui et sous quelles conditions ? Rien de plus simple. "On a déjà eu des contacts avec des gens qui souhaitent rendre l’endroit opérationnel. Nous avons dès lors décidé d’y maintenir une activité de tir qui devra servir prioritairement aux zones de police. Et les deux candidats actuellement connus, mais il y en aura peut-être d’autres, sont d’accord. Concernant les stands de tir, il y a des règles et le permis d’exploitation comprendra deux balises : des nuisances sonores limitées d’une part, et un minimum de mouvements dans la zone, et on balisera l’accès pour arriver uniquement au stand de tir. Quant au montage financier, sur base de l’estimation du notaire (1,525 million) on a décidé de fixer un droit d’emphytéose qui s’élève à 1,2 million pour cinq ans, et le tréfonds de 325.000 sera payé lors du rachat au terme des cinq ans."

Et ce projet pourrait créer une vingtaine d’emplois.