Liège Benjamin Herman était connu pour plusieurs braquages et faits de stupéfiants... Avec son frère, il formait une paire de délinquant

Après plusieurs condamnations par le tribunal de la jeunesse pour des faits de vol avec violence et trafic de stupéfiants, Benjamin Herman a franchi un cap dans la délinquance dès sa majorité. "Il y a quinze ou vingt ans d’ici, ils ont volé une voiture. Ils ont été pris en chasse par la police. Un barrage de police a été dressé sur la route entre Rochefort et Marche-en-Famenne. Ils ont roulé sur le pied d’un policier. L’un d’eux s’est rendu, l’autre s’est retranché sur le toit d’une habitation avec une carabine à plombs", explique un proche de la famille.

Le 19 février 2008, Benjamin Herman et son frère ont braqué la gérante de la supérette de Forrières (Nassogne). Le visage caché par une écharpe et avec une arme factice en main, le cadet a exigé le contenu de la caisse : 180 € pour s’acheter des billes d’héroïne. Benjamin Herman l’attendait à l’extérieur dans une voiture immatriculée avec des plaques volées. Dans leur fuite, les deux frères ont croisé la police mais le conducteur n’a pas obtempéré aux injonctions. Pour au final emboutir un autre véhicule.

Pour ce braquage, Benjamain Herman a écopé de trois ans de prison ferme et son frère de quatre ans ferme.

À cette époque déjà, le parquet de Marche-en-Famenne précisait que ces frères n’en étaient pas à leurs premiers ennuis avec la justice. Un parcours de délinquance lié à leur toxicomanie.

Les deux frères ont remis le couvert en 2010 en braquant un commerce de fleurs, Les Demoiselles de Rochefort, à Rochefort. L’un des deux a sorti une arme et n’a pas hésité à mettre le canon sur la tempe de la gérante. Tous deux sont partis à pied, avec un butin de 500 €.

Benjamin Herman et son frère, qui ont agi à visage découvert, ont rapidement été interpellés chez leur mère où ils s’étaient réfugiés.

Dans la soirée au commissariat, Benjamin Herman a signalé qu’il ne se sentait pas bien et a demandé à pouvoir respirer dehors. Moment choisi par son frère pour prendre la poudre d’escampette. Pour ces faits, ils ont chacun écopé de quatre ans de prison ferme.

Enfin dans la nuit de lundi à mardi de cette semaine, une bijouterie du centre de Rochefort a été cambriolée. Selon le parquet de Namur, trois auteurs dont un armé en étaient à l’origine. Malgré les rumeurs, aucun lien n’a pu être fait entre la tuerie de Liège et le cambriolage de cette bijouterie.

S. M.