Liège Retour sur la rénovation du Trésor de la cathédrale, après 25 ans de travaux

L’inauguration remonte au 19 avril et le moins que l’on puisse écrire est qu’elle s’est faite en catimini… Mais c’est en grande pompe et en présence de 500 personnalités, dont l’évêque de Liège Jean-Pierre Delville et le ministre wallon du Patrimoine René Collin (CDH), que fut dévoilé à cette occasion le nouveau Trésor de la cathédrale de Liège. Et ce, après une longue série de travaux successifs qui ont débuté il y a 25 ans.

Comme nous l’explique Philippe George, conservateur du Trésor, il s’agit de l’aboutissement d’un long investissement chiffré à 5 millions d’euros. Son équipe est essentiellement constituée d’une flopée de bénévoles auxquels il tient à rendre hommage pour le travail accompli. Tout comme aux sponsors et autres mécènes qui ont rendu cette aventure, débutée le concernant il y a tout juste 40 ans possible, laquelle est enfin en passe d’être reconnue à sa juste valeur.

"Lorsque je regarde le chemin parcouru, je ne peux que me réjouir, d’autant que pas grand monde n’y croyait à l’origine", explique ainsi Philippe George. Et ce dernier, faisant par là même référence au discours prononcé par l’évêque de Liège lors de l’inauguration du Trésor rénové, de souligner : "Aujourd’hui, on peut parler d’un musée à part entière qui fait la part belle au passé religieux de Liège."

Les derniers travaux en date ont concerné l’aile est du Trésor et ont succédé à d’autres entrepris depuis 1994. On peut retenir la rénovation de l’aile sud de l’ancien cloître afin d’y accueillir le Trésor, celle de l’aile ouest inaugurée en 2009 ou l’ouverture en 2016 d’une salle d’expositions temporaires. Si les pièces majeures du musée sont restées identiques à celles que l’on connaissait, à savoir en l’espèce essentiellement le buste de saint Lambert et le reliquaire de Charles le Téméraire, ce dernier dispose à l’instar du premier d’une salle qui lui est dédiée.

"Il s’agit de mettre davantage en valeur ce fleuron du patrimoine artistique qui est lié à l’histoire de Liège", précise Philippe George.

Mais c’est loin d’être la seule nouveauté que l’on peut admirer puisque ce qui est devenu au fil du temps un véritable musée diocésain abrite, outre des salles dédiées à la principauté, au diocèse et à la cathédrale, d’autres éléments importants. À savoir le patrimoine issu des différentes églises de Liège, lesquelles ont été filmées par un drone, ainsi qu’une salle dédiée au peintre Bertholet Flémal, coup de cœur du conservateur, une autre aux grands Christs mosans (avec la présence de la Vierge aux papillons), sans oublier un recours accru aux nouvelles technologies.

Pensant déjà à l’avenir, le conservateur insiste également sur l’intérêt d’une véritable politique scientifique relative au Trésor en soulignant l’importance pour ce dernier de la conservation et de la restauration du patrimoine religieux liégeois.