Liège La présidente du CA met tous les chiffres sur la table et défend le budget 2018

"Jamais dans la poche des médecins mais bien dans la poche du personnel", dénoncent les syndicats. Voilà en quelques mots le nœud des tensions qui animent aujourd’hui les relations entre le personnel du CHR de la Citadelle et la direction de l’hôpital, alors que le budget 2018, validé par le conseil d’administration fin décembre, prévoit douze millions d’économies.

Mais à l’aube de l’assemblée générale des travailleurs, prévue ce mardi 9 janvier, Marie-Claire Lambert, présidente du conseil d’administration du CHR, souhaitait faire la lumière sur les décisions d’économies prises en 2018. Et de clarifier d’emblée : "Contrairement à ce qui a été dit, tout le monde fait des efforts." Entendons les médecins aussi…

Le souci, cette année, c’est donc cette économie de douze millions à réaliser pour être à l’équilibre. Et cette question : comment la réaliser ? "Au niveau de la méthode, nous n’avons pas agi au hasard, explique Marie-Claire Lambert, nous avons demandé à toutes les équipes de terrain de faire des propositions, elles sont remontées et environ 40 ont été conservées par le conseil de direction." Puisque tout le monde doit faire des efforts, insiste la présidente du CA, "trois grands paquets d’économies ont été décidés".

Le premier de l’ordre de quatre millions, "incombe au gestionnaire". On parle d’économie d’énergie, de rapatriement de lits mais aussi du transfert à Isosl des activités du CIMC. Le second concerne donc bien le corps médical. "Ici, sur les 70 millions d’honoraires, on leur prend une part de 3,71 %, poursuit la présidente, soit 2,6 millions." Enfin, troisième paquet : le personnel, "qui représente quant à lui une masse salariale de 175 millions", insiste Sylvianne Portugaels, directeur général du CHR; comprenons qu’en toute logique, l’effort demandé doit être proportionnel à cette masse.

Avec la suppression de la prime à la prestation inconfortable (lire ci-dessous) et la variable ajustée pour la prime de fin d’année, 3,7 millions sont récupérés. Cet ajustement de la partie variable pourrait même, en cas de bons résultats en 2018, être revu à la hausse.

"C’est une diminution qui se base sur des prévisions, nous aurions pu ne rien dire mais nous avons juste voulu être honnêtes et transparents", insiste encore Sylvianne Portugaels. Y a plus qu’à... négocier !