Liège Le cortège estudiantin de la Saint-Nicolas s’est déroulé dans une bonne ambiance.

Vincent, étudiant en archéologie, est venu défiler au cortège malgré une grosse foulure au genou contracté lors d’un match de football américain. "Je tenais à être présent même blessé et en devant marcher avec des béquilles", raconte-t-il, "C’est ça l’esprit liégeois, toujours là pour boire un coup à cet événement folklorique !"

Heureusement pour Vincent, le rythme de la marche n’était pas vraiment soutenu. Les étudiants ont tranquillement déambulé dans le centre de la ville, en partant de l’université place Cockerill vers 13 heures pour arriver à 15 heures 30 à la statue du Toré, au bout du boulevard d’Avroy. Le tout sous un beau soleil automnal et une température avoisinant les 8°.

"J’aime toujours autant l’ambiance du cortège" lance Alexandre, un étudiant qui termine son cursus scolaire en passant l’agrégation cette année, "c’est la septième fois que je participe. Cette fois-ci, je suis venu défiler avec 24 bières dans mon sac à dos pour me sustenter !"

Charlotte, une étudiante baptisée, était aussi ravie de la bonne ambiance qui régnait ce lundi : "il y a trois fois plus de monde que l’année passée", précise-t-elle, "il y avait eu peu de monde la fois dernière en raison des attentats et d’une grève des bus qui était tombée pile à ce moment-là".

Ce millésime 2016 du cortège a effectivement attiré pas mal de monde. On peut estimer qu’il y avait environ 1.500 étudiants présents. Les forces policières étaient également sur place pour assurer le bon déroulement de l’événement mais aucune mesure particulière n’avait été prise. Six voitures de police et sept motards étaient là pour encadrer le cortège. Aucun incident n’est à signaler.

Un char servant à la fois de bar et de sono géante a accompagné les étudiants tout au long du trajet. Une fois arrivée à destination, l’AGEL (Association Générale des Étudiants Liégeois) a remis devant le Toré un chèque d’une valeur de 750 euros à l’asbl Le Belloir, une maison de repos qui propose des projets intergénérationnels. Avant de conclure l’après-midi par les traditionnels chants estudiantins.