Liège

Le bourgmestre Willy Demeyer a affirmé que le débat était cornélien. "Combien de caméras sont-elles correctement équipées de caches ou pas pour combien de faits délictueux qui ont pu être résolus ?", s'est-il interrogé.

La Ville de Liège a voté lundi, lors du conseil communal, plusieurs points relatifs à l'achat et à l'entretien de caméras de surveillance. Un point qui a suscité les débats, l'opposition fustigeant le budget alloué (1.125.600 euros) ainsi que le non-respect de la vie privé. Le système actuel permettrait de filmer à l'intérieur des habitations. Le conseiller communal Vega, François Schreuer, a affirmé que le système de caches devant s'appliquer sur les fenêtres des habitations privées n'était pas utilisé de manière optimale car il consommerait trop de capacité et qu'il était dès lors possible que les caméras de la ville filment à l'intérieur de "centaines et de centaines" de logements.

Le chef de corps de la police de Liège, Christian Beaupère, n'a pas démenti ces affirmations mais a souligné que "les grilles d'obturation étaient à nouveau présentes" et que les 35 opérateurs qui visionnaient les images étaient formés, assermentés et sensibilisés au respect de la vie privée.

Le bourgmestre Willy Demeyer a affirmé que le débat était cornélien. "Combien de caméras sont-elles correctement équipées de caches ou pas pour combien de faits délictueux qui ont pu être résolus ?", s'est-il interrogé.

François Schreuer a annoncé qu'il comptait saisir la commission de la vie privée. Il a par ailleurs regretté que le comité communal de surveillance de la bonne utilisation des caméras ne se soit plus réuni depuis longtemps et qu'une seule rencontre avait eu lieu durant la législature, au lieu des deux prévues.

Dans l'opposition, Vega, Ecolo et le PTB ont voté contre ces points, critiquant l'investissement de sommes "disproportionnées". Le MR, par contre, a soutenu la majorité PS-CDH.