Liège

Un Master Plan sera également finalisé avant la fin de cette année

CHANTIER VISÉ

Nous l’annoncions voici 2 semaines exactement  : après plus de 30 ans de polémique entre les propriétaires du charbonnage du Hasard de Cheratte-bas et les autorités publiques, le site est enfin devenu public. Il y a quelques semaines en effet, face à l’inertie des nouveaux propriétaires (ayant hérité du site il y a peu), la décision d’expropriation fut actée par le ministre Philippe Henry qui avait enfin toutes les cartes en mains.

Aujourd’hui la Spi, chargée de la procédure, annonce que tout se fera “rapidement” . C’est du moins le souhait annoncé.

Depuis plus de 30 ans, la Région wallonne tente de convaincre les propriétaires du charbonnage d’assainir leur bien (racheté pour la revente de métaux lorsque le site avait cessé d’être exploité). Parce que l’investissement était toutefois plus coûteux que prévu (frais de démolition), rien n’avait pu être conclu entre les autorités et les propriétaires. Grâce à la procédure d’expropriation, le dossier va enfin pouvoir s’accélérer.

La Spi, intercommunale liégeoise en charge de la reconversion des sites à des fins économiques en province de Liège, dispose désormais de 2 millions d’euros. Une partie doit être affectée à l’expropriation (750.000); le reste à la démolition des parties non classées.

Une autre mission assumée par la Spi sera par ailleurs la réalisation d’un Master plan. “Nous nous sommes fixés comme dead line fin 2013” , commente Oliver Béart, porte-parole de la Spi. Concrètement, il s’agit d’étudier le réaménagement global du site et de terrains alentours (3,5 hectares). “Il s’agit d’obtenir un ensemble cohérent pour de l’activité économique” .

Pendant la réalisation du Master Plan, “nous aimerions aller assez vite pour la démolition” . Elle devrait, si tout suit son cours, débuter cette année. Pour des raisons liées aux subsides, les bâtiments doivent être mis à terre avant la fin 2014.

Seules les parties classées seront conservées; des subsides pourront ici être obtenus via la commission des monuments et des sites, pour la réhabilitation de ce patrimoine.



© La Dernière Heure 2013