Liège

Le bourgmestre a rencontré une vingtaine de commerçants, “demandeurs”

LIÈGE Le problème de la sécurité dans les magasins de nuit à Liège ou dans tout autre grande ville n’est pas méconnu… mais la violente agression dont a été victime Mehmod, le 14 juillet dernier (lire ci-contre), avait mis l’accent sur “la cible facile que peuvent représenter les commerces de proximité dans les quartiers” , remarquait le bourgmestre, Willy Demeyer. “Ce sont des commerces de dépannage, ouvrant parfois en horaire décalé et pour lesquels la plupart des paiements sont effectués en argent liquide .”

Face à ce constat, le bourgmestre s’était engagé à rencontrer les commerçants afin de répondre à leurs attentes… ce fut le cas voici quelques jours.

“Les tenanciers sont venus en nombre” , a pu constater le mayeur, heureux de voir que ces derniers étaient “demandeurs” . Sur la trentaine de night-shops que compte la ville de Liège, en effet, une vingtaine de tenanciers s’étaient déplacés.

Au centre de la réunion : la sécurité bien sûr. “Nous avons décidé de créer un groupe de travail” , a expliqué le mayeur.

Pour l’heure, point de solution concrète bien sûr mais l’extension du système Lipol (raccordement à un système d’alerte) est bien évoquée. À Liège, ils sont quelque 141 commerçants reliés directement à la police, 42 librairies, 57 pharmacies, 31 médecins et 11 antennes administratives. Les night-shops sont donc bien “demandeurs”

Et le bourgmestre de préciser que la ville avait déjà “mis de l’ordre dans le secteur” .

Depuis quelques années, en effet, un magasin de nuit ne peut plus être ouvert après minuit en semaine et 2 h le week-end; ces magasins sont par ailleurs soumis à des règles strictes en matière d’emplacement comme le fait d’être à une certaine distance des écoles, des lieux de culte ou d’autres magasins du genre.



© La Dernière Heure 2012