Liège Un important dispositif de contrôle sera déployé aux entrées.

S'il existait encore un flou artistique en matière de drogue et plus précisément de drogue douce, l'Arrêté Royal du 6 septembre 2017 clarifie nettement les choses... Toute détention de drogue, même en très petite quantité, même pour sa "consommation personnelle", est considérée comme une infraction. Répréhensible.

À quelques jours de l'ouverture du festival des Ardentes dès lors, le Parquet de Liège a décidé de prendre les choses en main. Et de prévenir les festivaliers qui seraient tentés de "passer" avec de la drogue douce : ce sera tolérance zéro.
Comme l'explique Catherine Collignon, magistrat et porte-parole du Parquet, "il faut s'attendre à une augmentation terrible de la consommation de drogue durant un tel festival, avec le facteur supplémentaire de l'alcool qui vient s'ajouter et qui peut donner un cocktail explosif, donnant lieu à de graves débordements". Pour faire face à cette situation, le Parquet a donc décidé de mettre en place un dispositif "spécifique au festival", visant les consommateurs de produits stupéfiants. Ce dispositif est simple : "il s'agit de saisir les produits découverts", poursuit Vanessa Laus, magistrat référent pour les stupéfiants dans l'arrondissement de Liège, "mais aussi de proposer au consommateur une transaction, un payement, permettant d'éteindre l'action publique". Et ce, même pour des quantités inférieures à 3 grammes, sous laquelle le consommateur n'était pas poursuivi avant le fameux arrêté.
Une gradation dans les montants est bien sûr prévue en fonction de la quantité détectée. "Et si le consommateur refuse de payer, il sera tout simplement cité devant le tribunal correctionnel".

"Certes, on risque d'avoir une explosion de PV sur une période restreinte mais on doit avoir une politique cohérente", explique encore Catherine Collignon.

Et sur place :  "à l'entrée, la brigade judiciaire de la ville prévoit un dispositif solide, avec des chiens". Au tribunal, si le payement n'est pas accepté, le consommateur risque 4 mois de prison... même pour un joint. À bon entendeur