Liège

Les Verts sont les seuls à revendiquer leur patronyme… et lancent la campagne

“Ensemble”, “Aywaille Demain”, “Progrès” et on en passe… il sera sans doute un brin compliqué pour l’électeur d’Aywaille de sélectionner la juste appartenance politique lors des élections communales d’octobre prochain.

Face à cette abondance de listes d’ouverture, citoyennes, progressistes et participatives, les écologistes d’Aywaille ont fait un choix, au final, conservateur  : ils se présenteront sous leur bannière… Ecolo. Un acte réfléchi et plus que jamais assumé.

Ce jeudi 24 mai en soirée, la section aqualienne du parti était en effet réunie au centre récréatif de Remouchamps afin de présenter sa liste qui, assurent-ils, est presque complète. Sur les 23 places, “il n’en reste plus que 5 ou 6 disponibles”, se réjouissait, tout sourire, Yves Marenne qui est, à ce jour, l’unique élu Ecolo d’Aywaille.

Ecolo donc… “pour plusieurs raisons”, poursuit le conseiller, “tout d’abord car nous n’avons pas à rougir de ce nom”, commente-t-il, “mais aussi car nous pensons qu’il est important que la politique soit marquée par ces questions d’écologie”.

Pour mener les Verts, le choix s’est porté sur la jeunesse puisque c’est Daphné Wislez, 31 ans, habitante du Gibet de Harzé, qui a été retenue. Elle sera suivie d’Yves Marenne, ingénieur civil, habitant de Harzé, qui se présentera déjà à sa quatrième élection, et de Corine Dubois, 59 ans, ophtalmologue de formation et habitante du hameau de Kin. Pour le trio de tête…

Comme de coutume chez les Verts, il était toutefois plus question de programme que de personnalités ce jeudi soir. Un programme déjà riche et relativement abouti à plus de 4 mois du scrutin. “Il faut dire que nous avons entamé les discussions il y a presqu’un an”, précise Yves Marenne. Pour aboutir à 11 priorités…

“L’une de celles-ci est la préservation de la ruralité de notre commune”, explique Daphné Wislez, elle-même compagne d’agriculteur. “Préservation qui pourrait être assurée au travers d’un schéma de développement communal”. Schéma qui refuserait notamment toute révision du plan de secteur “si elle prévoit une augmentation des surfaces urbanisées”.

La mobilité douce est aussi évoquée. Et à Aywaille, le deux-roues, on connaît… “mais faisons la vivre cette mobilité douce en la favorisant concrètement”, revendique Yves Marenne, “en garantissant par exemple 10€ par an et par habitant à la création de réelles pistes cyclables”.

Autre thématique récurrente évoquée  : “la culture”. Ici, les idées foisonnent et on sent une certaine frustration face “au manque constaté à Aywaille”. Reconversion de l’ancien bâtiment des finances (rue de la Heid) en bibliothèque et auberge de jeunesse, création d’un festival artistique, soutien aux associations citoyennes et création au cœur du parc communal d’une halle multifonctionnelle sont autant d’idées avancées. Tout comme la gestion plus écologique des forêts communales et cet objectif “commune 100 % énergie renouvelable à l’horizon 2030”.

Un programme fertile en somme, pour une commune qu’Ecolo souhaite plus “verte” à l’issue des élections.