Liège Pour sa 1re année seniors, il a décroché le titre national. Cet été, il visera le Top 20 mondial...

Dans le communiqué de la Fédération d’alpinisme qui annonce le titre de champion de Belgique, on pouvait lire qu’il s’agissait d’une "demi-surprise". Mais le principal intéressé, lui, était convaincu de pouvoir s’imposer lors des championnats de Belgique. "Bien entendu, dans ce sport, il est toujours très difficile de faire des pronostics", dit-il. "Disons que je figurais parmi les trois favoris et que j’ai concrétisé. J’ai été plus efficace que mes adversaires parce que je n’ai pas perdu de temps dans les passages sensibles, j’ai bien anticipé."

Pas mal de choses ont changé depuis que Simon Lorenzi est devenu champion du monde juniors en novembre à Shanghai, la principale évolution étant bien entendu son passage dans la catégorie seniors. "Pour mettre toutes les chances de mon côté, je me suis astreint à un gros programme de préparation physique générale en salle de musculation", dit-il. "Je voulais gagner en force, j’ai pris deux kilos de masse musculaire en quatre mois et on a même dû arrêter à un certain moment parce qu’il ne fallait pas que je devienne trop lourd non plus, d’autant que je pense que je ne grandirai plus. Mais ce gain de puissance me permet désormais d’aller d’une prise à l’autre en dépensant moins d’énergie."

La saison internationale qui va maintenant commencer va l’amener à disputer quatre des cinq épreuves de Coupe du Monde, où il espère à chaque fois se hisser en demi-finale, ce qui devrait l’amener entre la 15e et la 20e place au classement final. "Ce serait très bien pour une première année . J’espère aussi être parmi les 26 demi-finalistes des Championnats d’Europe, qui auront lieu fin juin. Pour cela, je dois travailler ma résistance car les efforts sont plus longs qu’en juniors."

Tout cela en poursuivant ses études universitaires à Louvain-la-Neuve. "La première session d’examens ne s’est pas très bien passée car je découvrais le blocus et je n’avais pas la bonne méthode, mais je suis convaincu que cela ira déjà beaucoup mieux en juin . Et comme il n’y a pas de compétition en août, je pourrai préparer ma deuxième session."

Entre-temps, il montera encore lui-même son dossier de sponsoring en anglais car, sans jeu de mot, l’escalade est un sport qui grimpe et intéresse de plus en plus de monde. "Les salles sont pleines, cela attire beaucoup de jeunes, et c’est tant mieux car le niveau général n’en est que meilleur."