Liège

L’ASBL R 7, gérée par deux Liégeois, s’est installée dans ce bâtiment… qui revit

LIÈGE Mais qu’attend-on pour faire quelque chose de ce bâtiment ? Voilà une question que bien des Liégeoises et des Liégeois se sont déjà posée en circulant dans le centre ancien, à deux pas seulement des galeries Saint-Lambert. Sur la place voisine, Saint-Denis, face à l’église qui a fêté l’an dernier ses mille ans (si si !), le bâtiment connu sous le nom de Fiacre (du nom du restaurant qu’il abrita), semble en effet être une aubaine pour la ville.

Kim Maréchal et Christophe Nullens, deux Liégeois, amoureux de leur ville et conscients de son potentiel, l’ont bien compris. Voilà pourquoi ils ont décidé de ne pas attendre les projets de promoteurs (et les grosses transactions) pour s’emparer du lieu. Depuis octobre dernier, les activités de leur ASBL, R 7, du nom de la 1re fusée à avoir placé un satellite en orbite autour de la terre, s’y épanouissent. L’art liégeois s’invite dans ce cœur historique.

“L’objectif de l’ASBL est globalement la promotion culturelle” , explique Kim Maréchal. Précisément, c’est l’art contemporain qui est visé et les artistes que l’on pourrait qualifier d’émergents. Attention bien sûr, pas que les artistes liégeois… et pas que les artistes.

En effet, l’autre volet est événementiel, “nous offrons aussi un espace pour de concerts acoustiques ou encore des concerts de plus grande envergure allant jusqu’à 1.000 personnes. Ou même des soirées pour DJ”. Sur place, on trouve donc une galerie d’exposition mais également un espace particulièrement bien équipé pour cet aspect événementiel.

Un bar, de l’espace et des vieilles pierres, le succès semble assuré au cœur de la cité ardente. Depuis le lancement officiel des activités, d’ailleurs, l’agenda se remplit sans la moindre difficulté, avouent ceux qui redéfinissent le concept de mécénat.

Côté événementiel, Christophe Nullens avoue même que “nous devons lutter pour que l’endroit ne devienne pas une discothèque ”. La dualité artistique-événementielle prime indéniablement. N’hésitez pas à franchir la lourde porte de bois, un nouvel univers s’étend derrière ces vieux murs classés.



© La Dernière Heure 2012