Liège Les autorités communales vont s’attaquer à la mue du plateau des Trixhes

Aussi vaste que Pairi Daiza, aussi grand qu’Outremeuse, deux hauts lieux de loisirs… Mais la comparaison s’arrête là !

Le plateau des Trixhes à Flémalle n’a pas vocation à faire venir les touristes belges et étrangers pour leur faire découvrir des espèces animales ou leur permettre de faire la fête jusqu’à pas d’heure en plein été.

Mais si la comparaison est évoquée par MR et Ecolo, c’est parce que l’espace appelé à connaître une véritable mutation mérite une attention toute particulière.

"Lorsque le projet Necker avait été pensé dans les années 1950 afin de développer les Trixhes, on évoquait la construction de 2.000 logements mais sans phasage. Il faut veiller cette fois à ne pas développer des espaces publics fantômes", rappelle le réformateur Stéphane Ancia qui appuie le projet.

Au même titre que les autres partis de l’opposition, Ecolo souligne "le retour à la terre et à ses valeurs mais il faut veiller à éviter l’isolement de ce quartier et à y réaliser une véritable mixité sociale tout en n’oubliant pas l’aspect mobilité", soutient Dominique Perrin, chef de groupe Ecolo.

Avec, à terme, soit dans une trentaine d’années, 1.650 logements à construire, les autorités communales s’attaquent à un important défi : réussir la mue des Trixhes. Raison pour laquelle un RUE (Rapport urbanistique et environnemental) a été initié il y a bientôt deux ans, pour étudier 19 des 50 hectares au sein des unités 1, 3 et 4 du quartier.

"Cette étude évoque les options urbanistiques, y compris la densification, la reconfiguration du bâti existant, les types de logements. Mais aussi les aspects énergétiques, la mobilité, les espaces verts. Sans oublier le coût et le phasage des opérations", rappelle Sophie Thémont, l’échevine déléguée aux fonctions de bourgmestre.

Un document qui va être soumis à enquête publique en juin, avant validation définitive du conseil en septembre probablement.