Liège Formé au FC Liège et à Anderlecht, il a été 10 fois sur le banc en D1 et s’en va sans regret

Ce sera la fête ce jeudi à Honsfeld, qui disputera contre Emmels son dernier match de la saison. Une rencontre pour rien puisque, depuis dimanche, le club est assuré du titre en P3. Il s’est imposé à Elsenborn tandis que Heusy faisait match nul.

Il n’empêche que pour Kevin Castillo, ce match aura une saveur particulière : à 32 ans, le joueur formé au FC Liège a en effet décidé de mettre un terme à sa carrière. "Je serai papa pour la deuxième fois en août et je veux pouvoir consacrer plus de temps à ma famille", dit ce technicien que tout le football liégeois regrettera et qui n’aura gardé que des amis partout où il est passé. "J’ai rencontré beaucoup de gens très bien", dit-il.

Kevin Castillo a-t-il tiré le meilleur profit de sa carrière ? Il s’en va en tout cas sans regret et avec la satisfaction de s’être amusé sur les terrains.

"C’est sûr que, quand on voit mon parcours, il m’a sans doute manqué un petit quelque chose", dit celui qui, de 10 à 15 ans, lorsqu’il était à Anderlecht, était considéré comme un espoir du football belge

à 19 ans, après ses humanités, il se vit même offrir une place dans le noyau A de Westerlo. À dix reprises, il prit place sur le petit banc en D1. "Par la suite, j’ai repris mes études et j’ai trouvé un bon équilibre entre le foot, le travail et la famille", dit celui qui travaille au service médiation de Luminus et aime beaucoup le contact humain, le fait de trouver des solutions.

Des solutions, il en a aussi trouvé sur le terrain, où il admet qu’il n’aimait pas trop courir et effectuer le travail défensif. "Je ferai sans doute encore du sport mais pas du jogging, plutôt du tennis ou du badminton", sourit-il.

De tous les entraîneurs qu’il a côtoyés, c’est Stéphane Huet qui l’a le plus marqué. "Je l’ai eu à La Calamine et à Hamoir, c’est mon mentor. J’aimais sa façon de voir le foot mais aussi la vie. Il sait comment gérer un groupe."