Liège Le gardien de Flémalle a été élu meilleur joueur de 2017.

La soirée de gala a viré au cauchemar vendredi pour Julien Creppe, le gardien d’ADLS AC Flémalle, pensionnaire de 1re nationale (Ligue), qui recevait Assebroeck dans le cadre des 16es de finale de la Coupe de Belgique. Le dernier rempart flémallois avait, en début de soirée, été honoré. Et de quelle manière puisqu’il venait de recevoir des mains du président de la Fédération, Pierre Goyvaerts, le trophée du Soulier de bronze, récompensant le meilleur joueur de l’année 2017 ! Une distinction décernée par ses pairs…

Une heure après cette mise à l’honneur, le gardien était dépité. Flémalle était bouté hors de la Coupe après avoir refusé le combat en seconde période (3-8). Sorti à 1-4, Julien Creppe était amer. "Mon objectif dans le futur est clairement de jouer autre chose que le maintien avec Flémalle. Sur papier, on a une équipe pour développer un autre futsal que celui qu’on a montré vendredi. Et ce, malgré une division dont la qualité est sans cesse croissante."

Des objectifs qui ne sont pas revus à la hausse parce que le gardien flémallois vient de recevoir le Soulier de bronze "Non… Je pourrais aussi aller voir si l’herbe est plus verte ailleurs mais à la seule condition d’être certain d’être mis en concurrence loyale avec l’autre dernier rempart. Moi, je veux jouer. Et, si j’ai reçu ce Soulier, une surprise avant tout, je le dois au club, à mes équipiers… Sans eux, je ne l’aurais pas obtenu. Il va falloir travailler encore plus pour être à la hauteur. Améliorer ainsi mes relances, être plus serein et ne pas m’énerver tout en conservant mes réflexes sur ma ligne. Cette récompense démontre en tout cas que je ne joue pas parce que mon père est coach !" tacle, au passage, Julien Creppe, lancé dans le grand bain par son père il y a de cela cinq saisons et demie alors que Flémalle militait toujours en N2.

Le gardien flémallois, âgé de 24 ans, espère aussi un jour porter la vareuse de l’équipe nationale. Il ne le nie pas, il y pense. "Je suis jeune, j’ai le temps… Un jour, il faudra remplacer les plus anciens…"

Jérôme Jacot