Liège Le libéral liégeois siège depuis dix-huit ans dans l’opposition à Liège. Voici enfin sa chance…

Ce lundi 3 décembre aura une saveur particulière pour de nombreux élus qui, pour la première fois, siégeront dans un conseil communal… ou qui pour la première fois accéderont à une fonction exécutive. Pour les libéraux à Liège, ce moment était, c’est peu de l’écrire, très attendu. Voici 36 ans en effet que le MR n’avait pas "goûté" au pouvoir en Cité ardente. Ce moment est historique. Parmi les derniers échevins libéraux ayant siégé à Liège il y avait un certain… Michel Foret. Son fils, Gilles, qui deviendra échevin ce lundi, incarne la relève. Rencontre.

Gilles, vous voilà enfin échevin à Liège… 36 ans après votre père. Ça fait quoi ?

"Quelque chose bien sûr… 36 ans que les libéraux n’étaient plus au pouvoir à Liège ! Revenir, donner un nouveau souffle et apporter un vrai changement, en tant que président du MR de Liège-Ville, c’est vraiment une fierté. Le chemin fut long puisque je suis dans l’opposition depuis 18 ans."

Comment se prépare-t-on à ce changement de casquette ?

"C’est une autre configuration, il y a d’autres responsabilités. Mais la tâche, je la mesure ; je consacre déjà tout mon temps à la politique, avec mon activité à la Chambre. Je suis en tout cas très enthousiaste et, avec une certaine dose d’humilité, sans chambouler tout bien sûr car beaucoup de choses fonctionnent bien, j’ai envie de donner une impulsion. La première chose que je compte faire, c’est rencontrer toutes les personnes avec qui je vais travailler au quotidien et voir comment je peux amener mon énergie dans les dossiers."

Environnement, mobilité. Vos thématiques sont plus que jamais d’actualité. Peur de la "verte" gauche ?

"Non, je n’ai jamais caché mon intérêt pour ces matières-là. J’ai souvent plaidé pour une nouvelle mobilité ou la verdurisation d’espaces trop minéraux. Et surtout, il y a un suivi de mon action au niveau fédéral. Je pense qu’il va falloir coordonner ce qui existe déjà et aussi trouver des leviers d’action et de financement qui ne sont pas propres à la Ville. Au niveau de la propreté aussi il y a de nombreux challenges."

Quels sont vos objectifs précis dans ces domaines ? Des projets concrets ?

"Je pense que le numérique peut réellement soutenir de nombreuses actions, celles qui existent déjà notamment. Le numérique peut faire de Liège une ville plus connectée et intelligente en matière de mobilité notamment, avec les parkings, les voitures partagées et bien d’autres choses. Mais le numérique n’est pas une fin en soi bien sûr, cela vient en appui. Je suis un techno pragmatique."

Vous êtes donc aussi député fédéral… Ce n’est pas incompatible avec vos nouvelles fonctions ?

"Dans les prochains mois en tout cas, il n’y a pas d’incompatibilité. Pour l’instant, ma volonté est de mettre toute mon énergie dans cette fonction d’échevin. Par la suite, avec les défis que j’entends relever à Liège, il ne serait pas logique de m’engager en première ligne."

Mais si on vous demandait de tirer la liste fédérale à Liège, vous seriez d’accord ?

"Ce n’est pas à l’ordre du jour, rien n’est fait. Mais c’est Daniel Bacquelaine, notre président provincial, qui devra s’exprimer."